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 l'Algérie et le nucléaire militaire

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MessageSujet: l'Algérie et le nucléaire militaire    Mar 28 Déc - 15:56

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Dernière édition par air-force le Mer 25 Déc - 15:57, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: l'Algérie et le nucléaire militaire    Mer 29 Déc - 17:00

L'Algérie possède deux centrales nucléaires ''E'nour'' à Douira et ''Essalam'' à Ain Oussara. Cette dernière qui avait une puissance de 15 mégawatts, a grâce à l'aide de la République de Chine, été augmentée pour atteindre une puissance de 60 mégawatts.
15 mégawatts, permettent la production de 3 à 5 kg de plutonium.






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MessageSujet: Re: l'Algérie et le nucléaire militaire    Mer 29 Déc - 17:05

Le programme nucléaire algérien suscite l’inquiétude de Washington
Alger prépare sa bombe atomique

A Washington, on s‘intéresse aujourd’hui de très près aux conclusions d’un rapport , établi en août 1998, par les services secrets espagnols sur «le potentiel nucléaire» algérien. Des extraits de ce rapport avaient été publiés par le quotidien madrilène El Païs
La junte algérienne au pouvoir.



La bombe atomique algérienne fait désormais partie des préoccupations de George Walker Bush.
«Le potentiel» nucléaire algérien revient à la une des médias américains. C’est The Weekly Standard qui a ouvert le bal dans son édition datée de la dernière semaine de mars 2003. Sous le titre «Two, three, many North Koreas» (deux, trois, plusieurs Corées du Nord), l’hebdomadaire de Rupert Murdoch, le magnat de la presse australo-américaine donne la parole à Henry Sokolski, directeur de Non Proliferation Policy Education Center (NPEC). Ce dernier avance que l’Algérie a l’intention de fabriquer des armes nucléaires. Pour étayer son argumentation, Sokolski rappelle que depuis dix ans, l’Algérie a mis en marche un second réacteur nucléaire.


Potentiel

«Ceci suscite la crainte de certains experts à cause de la taille de ce réacteur, de la large défense aérienne dont il bénéficie et du fait qu’il soit sous des constructions couvertes», rappelle-t-il.
Les articles de presse coïncident d’ailleurs avec la visite du ministre déléguée à la Recherche scientifique algérienne, le professeur Leïla Hamou Boutlelis, qui a effectué en avril 2003, une visite de travail en Argentine visant à l’élaboration des démarches permettant la mise en œuvre de l’accord-cadre de coopération dans le domaine des activités spatiales, signé avec ce pays le 13 juillet 2002 à Alger.
La presse algérienne a d’ailleurs rapporté que «durant cette mission la délégation algérienne a visité plusieurs sites et installations scientifiques et technologiques argentins et eu des entretiens fructueux avec de hauts responsables spécialistes dans les domaines de la recherche scientifique, des technologies spatiales et de l’énergie atomique» .
Dans une autre revue The National Review, Henry Sokolski, qui vient de publier un ouvrage intitulé America's Campaign Against Strategic Weapons Proliferation (La campagne de l’Amérique contre la prolifération des armes stratégiques), a plaidé pour «la nécessité» de stopper le programme nucléaire de la Corée du Nord de l’Iran, de la Syrie, du Pakistan, de l’Arabie Saoudite et de l’Algérie. A Washington, on s‘intéresse aujourd’hui de très près aux conclusions d’un rapport , établi en août 1998, par les services secrets espagnols sur «le potentiel nucléaire» algérien. Des extraits de ce rapport avaient été publiés par le quotidien madrilène El Païs.
On y apprend qu’à partir de 2000, l’Algérie aura des installations pour produire du plutonium de type militaire, «élément clef de la bombe atomique». Les services de renseignement ibériques n’avaient d’ailleurs pas hésité à arrêter le colonel Ali Baâli le porte-parole du Mouvement algérien des officiers libres (MAOL, organisation regroupant des dissidents de l’armée algérienne) pour exiger de lui, en contrepartie d’un asile, des informations sur le potentiel nucléaire algérien.
Relâché, le colonel Baâli avait indiqué à la presse que les services américains étaient déjà en contact avec lui sur cette question et que les discussions ont duré une année.
Le programme nucléaire algérien et la volonté d'Alger de se doter de la bombe atomique préoccupe au plus haut point le département d’état américain. Le Washington Times dans son édition du 3 juin 2000 était allé plus loin puisque l’éditorialiste estimait que «le programme militaire algérien se trouve à un stade très avancé et cela suscite l'inquiétude dans plusieurs capitales, à commencer par les pays de l'Europe du Sud.

Fabrication

L’hebdomadaire qui accuse la Chine d’avoir aidé l’Algérie dans «son programme nucléaire» rappelait une enquête de la CIA avait conclu à l’éventuelle utilisation militaire du réacteur d’Aïn Oussara (160 km au sud d’Alger). Inauguré en 1993, le réacteur Es Salam (la paix) d’Aïn Oussara est d’une puissance de 15 mégawatts.
L'hebdomadaire libanais Al Hawadeth du 15/5/2001 s’était quand à lui, basé sur des sources de renseignements espagnols, pour affirmer que l'Algérie disposera au plus tard en 2005 de la bombe atomique.
La revue scientifique américaine «The bulletin of Atomic scientits» datée de mai/juin 2001 avait remarqué que l'Algérie disposait de toute la structure de base pour la fabrication de la bombe atomique.
Elle rappelle que la production énergétique de la centrale électrique que l'Algérie a achetée à l’Argentine s'évalue à 15 mégawatts et serait capable de produire 3 à 5 kilos de plutonium par an, ce qu’il faut pour fabriquer une bombe nucléaire par an.
On y apprend également que les inspecteurs de l'Agence de l'énergie atomique ont découvert alors que les Algériens n'ont pas informé l'ONU, plus de 3 kilos d'uranium enrichi, quelques litres d'eau lourde et une quantité d'uranium naturel que la Chine avait mis à la disposition des autorités algériennes.

Collimateur

Ce qui irrite au plus haut point les services occidentaux, c’est que les experts algériens et chinois travaillent sur la 2ème étape, celle des vecteurs, c'est-à-dire les modifications nécessaires sur certains missiles pour leur permettre d'être équipés d'une charge nucléaire ou chimique. L’Algérie a une place de choix dans le World Special Weapons Guide (guide mondial des armes spéciales).
Dans ce guide figure la liste des pays qui sont potentiellement aptes à fabriquer les armes nucléaires. La question qui se pose aujourd’hui, c’est pourquoi les américains, s’intéressent d’aussi près à la bombe atomique algérienne.
La sortie médiatique de Henry Sokolski est porteuse de sens parce que le personnage fait partie des spécialistes de la question de la non-prolifération des armes nucléaires qui sont le plus écoutés à Washington .
De plus Sokolski, qui a travaillé au Pentagone et à la CIA a également été conseiller politique de l’Administration Bush père. Sans oublier que le NPEC est un organisme consultatif relevant du Conseil de la politique étrangère américain (American Foreign Policy Council) qui préside aux destinées depuis 1982 de la politique extérieure des Etats-Unis.
Ce qui amène la presse algérienne à penser que «l’Algérie est désormais dans le collimateur de Washington».








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MessageSujet: Images of Algeria’s Nuclear Site at Ain Oussera   Mer 29 Déc - 17:25





Site du réacteur nucléaire expérimantale "Es-salam" dans le sud Algérien ( Aïn Oussara - wilaya de Djelfa)






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MessageSujet: Bombe atomique en Algérie : le dossier du 2ème site secret déterré    Mer 29 Déc - 17:47


resumée un peu long mais interressant,
Dans le domaine de l’armement nucléaire, l’Algérie doit être classée dans les pays « à risque » du point de vue de la prolifération. C’est là l’une des principales conclusions de Bruno Tertrais. Cet expert français, spécialiste des questions internationales, travaille depuis plus d’une décennie sur le dossier nucléaire. Il vient de publier un livre-événement : « Le marché noir de la bombe ». Un long chapitre y est réservé au projet de la bombe atomique algérienne. Analyse.



Le dossier du projet algérien de fabrication d’une bombe atomique refait surface. C’est l’expert français de renommée internationale, Bruno Tertrais, qui vient de briser le silence sur ce sujet. A travers son nouvel ouvrage « Le marché noir de la bombe » qu’il vient de publier chez Buchet-Chastel, cet expert démontre que l’Algérie reste encore un pays suspect en ce qui concerne l’armement nucléaire. Au terme d’une recherche approfondie sur la question, Bruno Tertrais est formel. « L’Algérie est un autre candidat possible au statut de puissance nucléaire. Ses capacités dans ce domaine sont peu connues, mais pourtant bien réelles », écrit-il dans le long chapitre qu’il réserve dans son livre au projet algérien. « Le programme secret conduit par l’armée algérienne n’a été découvert que très tard », rappelle-t-il, avant de donner ces détails précis : « En 1991, l’Agence internationale pour l’énergie atomique savait que l’Algérie s’était dotée d’un petit réacteur de fabrication argentine, et qui était entré en service deux ans auparavant. Ce réacteur à eau légère dénommé « Nour » (lumière) de faible puissance (un mégawatt thermique), était surveillé et ne comportait pas de risque de prolifération. Mais ce que l’Agence ne savait pas, c’est que l’armée algérienne avait signé, en 1983, un accord avec la Chine pour la fourniture d’une installation beaucoup plus importante. Un réacteur de quinze mégawatts thermiques, dénommé es-Salam (paix) avait été construit à la fin des années 1980, dans le secret le plus total, sur le site d’Aïn Oussera, dans le désert du Sahara, à deux cent cinquante kilomètres au sud de la capitale. Il n’a été découvert qu’en 1991 par les satellites américains. Utilisant l’eau lourde comme fluide modérateur, il se prêterait assez facilement à une utilisation militaire : il pourrait permettre, à partir d’uranium naturel, de produire en un an assez de plutonium de la qualité nécessaire pour une bombe ». S’appuyant sur le témoignage d’un ancien ministre en fonction à l’époque, qui n’avait pas été tenu au courant du programme nucléaire de son pays, l’auteur souligne : « cela ne fait aucun doute : les militaires voulaient disposer d’une ‘option nucléaire’ ».

Et maintenant ?

Qu’en est-il du fou projet algérien aujourd’hui ? « Le réacteur étant opérationnel depuis 1992, l’Algérie pourrait disposer aujourd’hui de combustible irradié ayant refroidi plus de dix ans, ce qui rendrait sa manipulation plus facile. Il est possible que certaines barres de combustible aient été retirées sans que l’AIEA soit avertie », répond l’auteur. Et d’ajouter : « au regard des sources publiques, le statut exact des capacités actuelles de l’Algérie en matière de séparation de plutonium reste incertain. Plusieurs bâtiments du complexe d’Aïn Oussera ont été identifiés par des analystes comme pouvant accueillir de telles installations – mais l’AIEA n’y a pas eu accès. Un analyste israélien parle de capacités « dormantes » mais réelles ». Autre raison évoquée : « l’Algérie dispose également d’une usine de fabrication de combustible et de réserves d’uranium significatives. Elle est ainsi l’un des seuls pays du Moyen-Orient qui pourrait prétendre à un programme nucléaire entièrement autonome ».

« Certes, Alger n’a probablement pas de raison immédiate de lancer ou de relancer des activités dédiées au nucléaire militaire. De fait, en dépit de relations traditionnellement difficiles avec certains de ses voisins (Libye, Maroc), aucun d’entre eux ne constitue aujourd’hui une menace militaire immédiate. Alger prétend d’ailleurs ne pas être intéressée par l’enrichissement ou le retraitement. Mais les caractéristiques de son programme, son soutien ouvert à l’Iran, et son refus de souscrire au Protocole additionnel de vérification de l’AIEA, attisent les soupçons et ne peuvent que conduire à la conclusion que l’Algérie doit être classée dans les pays « à risque » du point de vue de la prolifération ». Si Alger n’a rien à se reprocher, s’interroge l’auteur, pourquoi les autorités algériennes n’ont toujours pas ratifié le texte du protocole additionnel concernant leur pays. Ce document a été pourtant approuvé par l’AIEA depuis 2004.

« Le moins que l’on puisse dire est qu’Alger ne semble pas pressé de voir les inspecteurs de l’Agence mettre leur nez dans ses installations nucléaires. Pour des raisons de statut, elle pourrait ne pas vouloir laisser l’Arabie Saoudite, et surtout l’Égypte, devenir la première puissance nucléaire arabe. Un éventuel programme nucléaire militaire pourrait aussi contribuer, comme cela a été le cas au Pakistan par le passé, à garantir la pérennité du contrôle de l’armée sur le régime », conclut Bruno Tertrais.

Focus

- « Si l’armée avait laissé le Front islamique du salut (FIS) remporter le deuxième tour des élections législatives en janvier 1992 – au lieu de les annuler, au prix d’une terrible guerre civile dans les années qui suivirent – l’Algérie serait peut-être aujourd’hui gouvernée par un régime islamiste disposant de l’arme atomique… », peut-on lire dans « Le marché noir de la bombe »

- « L’Algérie dispose d’une infrastructure nucléaire très importante, quasiment équivalente à celle de l’Égypte, et de solides compétences scientifiques et technologiques dans ce domaine, fédérées par plusieurs institutions de recherche (notamment le Centre des sciences et de la technologie nucléaires) », écrit Bruno Tertrais.

Fébrilité des autorités algériennes

Comme le relèvent différents spécialistes des questions nucléaires, Alger se montre à chaque fois fébrile dès que des questions sur son arsenal militaire nucléaire sont posées. C’est encore le cas aujourd’hui avec la publication du livre « Le marché noir de la bombe ». C’était aussi le cas en 1991. Cet extrait du livre de Brunon Tertrais est édifiant à ce sujet : « après la découverte du réacteur, les soupçons furent attisés par le rappel par Londres, le 10 avril 1991, du colonel William Cross, l’attaché militaire britannique en poste à Alger. Ce rappel avait été exigé par le gouvernement algérien, l’officier ayant eu l’idée de s’approcher un peu trop près de la base d’Aïn Oussera. Le lendemain, l’existence du réacteur est révélée publiquement par un article du Washington Times, sous la plume du journaliste Bill Gertz (spécialisé dans les fuites, calculées ou non, en provenance du Pentagone et des services de renseignement) ».

Le problème c’est que les responsables algériens qui pilotaient le projet de la bombe atomique, ont su si bien gagner du temps, même si leur projet est sorti du domaine du secret. « L’Algérie s’apprêtait alors à mettre en service le réacteur d’es-Salam. La révélation publique de l’existence du réacteur la força à déclarer son existence à l’AIEA et de le mettre sous le contrôle de l’Agence. Sans doute les dirigeants algériens n’avaient-ils guère le choix : le gouvernement était en difficulté, et dépendant de l’assistance étrangère. Mais les questions relatives au programme algérien restent d’autant plus pertinentes qu’après la mise en service du réacteur es-Salam, Pékin a poursuivi sa coopération avec Alger au travers de deux contrats signés en 1996, qui concernaient la production d’isotopes et la construction de cellules chaudes », écrit Tertrais.

Alger adopte aujourd’hui encore la même attitude. Dès après la publication du livre de Bruno Tertrais, le ministre algérien de l’Énergie et de Mines, Chakib Khelil a répliqué que son pays « est en train de mettre en place les mesures qui lui permettraient de signer le protocole additionnel au Traité de non-prolifération des armes nucléaires ». C’est d’ailleurs ce que laissent entendre les responsables algériens à chaque fois qu’ils sont interpellés sur le programme nucléaire de leur pays. « L’Algérie est soumise à toutes les inspections de l’AIEA (Agence internationale pour l’énergie atomique). Donc, tout le monde sait que nous sommes transparents et ouverts à toutes ces inspections. Ce qui n’est pas le cas, peut-être, de beaucoup de pays qui s’érigent en juges des autres », a lancé le même responsable qui n’a pas pu cacher son irritation.

Seulement, les déclarations officielles ne suffisent pas à l’Algérie pour montrer sa bonne foi à l’Agence internationale de l’énergie atomique et à la communauté internationale. Alger doit ouvrir effectivement les portes des centres secrets situés près du village de Aïn Oussera où un second réacteur susceptible de servir à fabriquer des armes nucléaires serait en construction, comme le confirment différents experts internationaux.

Pour rappel, bien avant Bruno Tertrais, le spécialiste américain Henry Sokolski, a publié un ouvrage intitulé « America’s Campaign Against Strategic Weapons Proliferation » (La campagne américaine contre la prolifération des armes stratégiques), où il a plaidé en faveur de «la nécessité» de stopper les programmes nucléaires de la Corée du Nord, de l’Iran, de la Syrie, du Pakistan, de l’Arabie Saoudite et de l’Algérie. Selon cet expert de renommée internationale, ces pays constituent « un danger pour l’humanité ». Bien sûr que cette conclusion pourrait être contestable du fait que Sokolski n’inclut pas Israël dans sa liste, mais il n’en demeure pas moins que là encore l’Algérie est pointée du doigt dans le domaine de l’armement nucléaire. Ce qui est loin d’être le fruit d’un hasard. Encore moins d’une « cabale contre l’Algérie » comme le laissent entendre certains journalistes algériens. Eux-mêmes doivent être les premiers à pousser les autorités de leur pays à lever toute zone d’ombre sur le dossier du nucléaire militaire. Pour cela, il n’y a pas 36 mille solutions. Il suffit que l’AIEA puisse inspecter tous les lieux suspects pour qu’elle établisse son rapport officiel en connaissance de cause. C’est quand ce rapport sera publié, que tout le monde en aura le cœur net. Mais pas avant. Surtout qu’il est quand même bizarre que monsieur le ministre algérien de l’Energie puisse déclarer en février de cette année que vers 2020 son pays aura sa première centrale nucléaire et qu’il aura ensuite une centrale tous les cinq ans, avant de revenir sur ses paroles cinq mois plus tard pour dire : « l’énergie nucléaire n’est plus une priorité pour l’Algérie ». N’est-ce pas étonnant ?



Entretien avec Bruno Tertrais auteur du livre « Le Marché noir de la Bombe »

L’Algérie s’est dotée en secret d’un réacteur nucléaire adapté à la production de plutonium militaire

. Vous venez de publier « le Marché noir de la Bombe » aux éditions Buchet-Chastel où vous soutenez notamment que l’Algérie doit être classée parmi les pays « à risque » pour ce qui est de la prolifération de l’armement nucléaire. Comment en êtes-vous arrivé à cette conclusion ?

Il y a d’abord des faits : l’Algérie s’est dotée en secret, à la fin des années 1980, d’un réacteur nucléaire adapté à la production de plutonium militaire ; et elle n’a pas encore ratifié le « protocole additionnel » de vérification de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique, ce qui peut alimenter les soupçons. Ensuite, il y a des scénarios et des hypothèses. J’imagine par exemple que si l’Egypte faisait mine de s’intéresser au nucléaire militaire, l’Algérie pourrait vouloir suivre le mouvement.

. D’après vous, est-ce que le programme secret visant à doter l’Algérie d’une bombe atomique est toujours en cours ?

Je n’ai aucune raison de le penser. Mais les installations sont toujours là.

. En évoquant ce programme secret, vous nous apprenez que même certains ministres algériens n’étaient pas tenus au courant de son existence, à la différence de certains généraux. Pourriez-vous nous donner quelques détails sur ce point ?

J’ai recueilli le témoignage d’un ministre en fonction à l’époque, qui m’a dit qu’il avait découvert l’existence de ce réacteur dans la presse internationale. Pour lui, il n’y a guère de doute sur le fait que les militaires voulaient une option nucléaire…

. D’après vous, l’Algérie ne dit pas tout à l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique concernant son programme nucléaire. Qu’est-ce que ce pays cache à cette Agence ?

Je ne sais pas si l’Algérie a des choses à cacher. Mais il semble que l’AIEA n’ait pas accès à tout ce qu’elle voudrait visiter.

. Sachant qu’il n’y pas de menaces militaires potentielles qui pèseraient sur l’Algérie, comment expliqueriez-vous que ce pays se soit lancé dans cette dangereuse course à l’armement nucléaire ?

Je ne suis pas sûr que l’Algérie se soit « lancée dans la course ». Ce que je dis, c’est que les militaires y ont sans doute pensé à la fin des années 1980. Aujourd’hui, si Alger allait dans cette direction, ce serait probablement pour des raisons de prestige et d’influence dans le monde arabe.

. La presse algérienne rapporte que le ministre algérien de l'Energie et des Mines a déclaré le 24 février dernier à la radio algérienne que l’Algérie aura sa première centrale nucléaire vers 2020 et il a annoncé que le pays aura ensuite une centrale tous les cinq ans. Seulement, selon la même source, le même ministre a déclaré, le 14 juillet dernier, que l’énergie nucléaire n’est plus une priorité pour l’Algérie. Quel est votre commentaire sur ce surprenant revirement ? Et pensez-vous que ces déclarations soient crédibles ?

Je ne sais pas comment interpréter ces déclarations. Ce que je sais, c’est que l’Algérie a droit au nucléaire civil, et qu’il est tout à fait normal pour un grand pays en développement de souhaiter se doter de centrales nucléaires. C’est vrai aussi pour le Maroc, d’ailleurs. Et on ne peut pas fabriquer la bombe atomique à partir d’un réacteur électronucléaire du type de ceux qui sont vendus aujourd’hui par la France, la Russie, les Etats-Unis, ou le Japon.

. Henry Sokolski de la revue The National Review, a aussi publié un ouvrage intitulé America’s Campaign Against Strategic Weapons Proliferation (La campagne américaine contre la prolifération des armes stratégiques) où il a également plaidé pour «la nécessité» de stopper les programmes nucléaires de l’Algérie, entre autres pays qui constituent, selon l’auteur, « un danger pour l’humanité ». Si vous avez pris connaissance de cet ouvrage, pourriez-vous en résumez les principaux points qui se rejoignent avec vos propres conclusions concernant l’Algérie ?

Je n’ai pas en mémoire tous les détails de cet ouvrage, mais M. Sokolski est un très bon connaisseur des affaires nucléaires.

. Que doit faire aujourd’hui la Conférence spéciale sur la facilitation de l'entrée en vigueur du traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICEN) pour lutter efficacement contre la prolifération de l’armement nucléaire dans le monde ?

L’interdiction complète des essais nucléaires est une priorité pour le désarmement et la non-prolifération. Les Etats-Unis ont annoncé leur intention de ratifier ce traité, il y a donc un espoir pour qu’il puisse entrer en vigueur prochainement.

. Pour en revenir à votre livre, aviez-vous reçu, après sa parution, des réactions directes de la part des responsables algériens ?

Au jour d’aujourd’hui, je n’ai pas reçu de réactions directes de la part des responsables algériens. Mais je ne suis qu’un modeste expert des questions stratégiques.

. En tout cas, l’une des toutes premières réactions officielles à votre livre est celle, toute récente, de Chakib Khelil, ministre de l'Energie et des Mines. Ce dernier a affirmé que l'Algérie est en train de mettre en place toutes les mesures pour la signature du Protocole additionnel au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. Il a aussi souligné que son pays développe son programme nucléaire civil dans la transparence. Votre commentaire ?

Si Alger ratifiait le protocole additionnel de vérification de l’AIEA, ce serait une excellente nouvelle, et cela permettrait d’alléger les soupçons. Et ainsi de faciliter la coopération nucléaire civile avec l’Algérie.

. Les media algériens se sont montrés virulents après la publication de votre livre. Certains journalistes vous accusent d’avoir pris le relais d'experts américains proches des néo-conservateurs pour accuser l’Algérie de développer une bombe atomique. Que leur répondriez-vous ?

Rien, car pour ma part je ne profère pas d’accusations. Je rappelle des faits qui ne sont pas connus de tous, et je construis des hypothèses et des scénarios. Si cela suscite un débat, tant mieux. C’est un travail d’expertise et de prospective, je n’ai aucun projet politique derrière.

Bio-expresse

Bruno Tertrais est maître de recherches à la Fondation pour la recherche stratégique. Une fondation française reconnue d'utilité publique depuis1993 et dont le siège est à Paris. L’auteur est ancien membre de la commission du Livre blanc sur la Défense en France. Il était aussi chargé de mission auprès du Directeur des affaires stratégiques au ministère français de la défense (1993-2001). Il avait également occupé le poste de directeur de la Commission des affaires civiles à l’assemblée de l’OTAN de 1990 à 1992.

Par ailleurs, Bruno Tertrais est membre de International Institute for Strategic Studies (IISS) ; membre du comité de rédaction de « The Washington Quarterly » ; membre du comité de rédaction de « Survival » et membre de Global Agenda Council on International Security du World Economic Forum (WEF).

Avant de sortir dernièrement « Le marché noir de la bombe », Tertrais a publié plusieurs ouvrages dont notamment « La Guerre sans fin » (Éd. du Seuil, 2004), « Dictionnaire des enjeux internationaux » (Éd. Autrement, 2006) et « L'année nucléaire » (Presses universitaires de France, 2007).



Aperçu sur « Le marché noir de la bombe » par son éditeur

Pendant longtemps, l'arme nucléaire est restée entre les mains du club des grandes puissances - États-Unis, Union soviétique, Grande-Bretagne, France et Chine. Cet ordre a commencé à changer lorsque Israël, puis l'Inde, se sont également dotés de l'arme atomique. Le Pakistan s'est lancé à son tour dans la course. Mais Abdul Qadeer Khan, l'un des artisans du programme nucléaire du pays, en a profité pour mettre sur pied un formidable réseau international de prolifération des technologies, des outils et des matériaux nécessaires à la fabrication de la Bombe. Il a offert ses services à l'Iran, à la Corée du Nord, mais aussi à l'Irak, à la Libye et sans doute à d'autres. Aujourd'hui, le programme nucléaire iranien suscite, au Moyen-Orient, à la fois l'envie et la crainte. Qui sera le prochain domino du grand jeu nucléaire ? L'Égypte, l'Arabie saoudite, l'Algérie et la Turquie sont des candidats potentiels. Mais alors que le Pakistan s'enfonce dans la crise, Ben Laden s'intéresse également à l'atome... Bruno Tertrais travaille depuis plus de dix ans sur ce dossier. II a eu accès aux documents les plus sensibles et à des témoignages essentiels. Avec Le Marché noir de la Bombe, il lève le voile sur les secrets de la prolifération nucléaire. Dans ce livre où la réalité dépasse parfois la fiction, il explique comment la CIA a réussi à pénétrer le " réseau Khan " après avoir longtemps fermé les yeux sur ses trafics. Il décrit les ramifications du complexe atomique ; pakistanais et analyse avec lucidité le risque de terrorisme nucléaire.

Détails sur le livre : Broché : 260 pages - Editeur : Buchet-Chastel (17 septembre 2009) - Collection : DOCUMENTS

Ce que c’est que le Traité additionnel

Le dispositif du protocole additionnel du 22 septembre 1998 est venu compléter le Traité de base sur la non-prolifération des armes nucléaires. Il complète ainsi les mesures de l'accord de garanties fondé sur la vérification par l'AIEA de la comptabilité des matières nucléaires déclarées.

L'agence internationale de l'énergie atomique est chargée en vertu de l'article III du TNP, de contrôler l'usage pacifique des matières nucléaires dans les pays non dotés de l'arme nucléaire, parties au Traité.

C’est la suite à la découverte d'activités nucléaires clandestines en Irak que le programme de renforcement des garanties de l'AIEA, dit « 93 + 2 », a été lancé. Ce programme vise à accroître l'étendue et la précision des contrôles de l'AIEA afin de garantir l'efficacité du régime de non-prolifération nucléaire.



Le Maroc contre les armes nucléaires



« Le Maroc s'est inscrit, sur Hautes Directives de SM le Roi Mohammed VI, de manière constructive, dans les efforts régionaux et internationaux visant la consolidation du régime de non-prolifération et du désarmement », a indiqué le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération. Taieb Fassi Fihri s’exprimait lors de la Conférence spéciale sur la facilitation de l'entrée en vigueur du traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICEN) tenue à New York.

Le ministre marocain qui co-présidait cette conférence avec son homologue français, Bernard Kouchner, a rappelé que le Royaume avait ratifié, en 2000, le traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICEN) et n'a ménagé depuis aucun effort en vue de la facilitation de son entrée en vigueur et de la mise en œuvre intégrale de ses dispositions, visant la réalisation de la paix et de la sécurité internationales. A cet égard, a poursuivi le ministre, le Maroc se félicite des efforts de la Commission Provisoire (CTBTO) visant la consolidation du régime de vérification à travers la mise en place du système international de surveillance, en tant que pilier fondamental du Traité. « Ce mécanisme international, qui dispose aujourd'hui de toutes les capacités scientifiques et techniques ainsi que des outils nécessaires à la surveillance effective et efficace de l'interdiction complète et globale des essais nucléaires, permettra de se débarrasser définitivement de ces armes », a-t-il affirmé.

Par ailleurs, Taieb Fassi Fihri a insisté sur l'impérieuse nécessité pour la communauté internationale de tenir compte des appels multiples et persistants pour l'élimination des armes nucléaires. « Aujourd'hui, la communauté internationale ne peut plus ignorer les appels multiples et persistants, pour l'élimination des Armes de Destruction Massive et plus particulièrement des armes nucléaires », a souligné le ministre. Ce dernier a également insisté sur la responsabilité des pays dotés d'armes nucléaires à libérer le monde du spectre de ces arsenaux, à arrêter leur prolifération, leur développement et leur stockage, sans pour autant porter atteinte au droit légitime des pays à utiliser l'énergie nucléaire à des fins purement pacifiques.

Le ministre a fait observer que cette conférence intervient dans une conjoncture particulière, marquée par la volonté de la communauté internationale de renforcer le multilatéralisme, et de conférer aux questions de non-prolifération et de désarmement nucléaire l'intérêt qu'elles méritent.

« Si les déclarations récentes de certaines puissances nucléaires, relatives au renouvellement de leur engagement pour un monde exempt de ces armes, ont suscité l'espoir, nous nous attendons à ce qu'elles soient suivies de mesures concrètes supplémentaires, à même de renforcer le régime de désarmement et de non prolifération nucléaires », a-t-il dit, estimant que les mesures qui seront prises par ces puissances auront un impact positif certain sur les positions des autres pays.

Tout en se félicitant des moratoires volontaires sur les essais nucléaires annoncés par certaines nations, le ministre s'est toutefois dit convaincu que « ces moratoires ne peuvent, en aucun cas, supplanter l'entrée en vigueur du TICEN », réaffirmant, d'autre part, « la volonté inébranlable du Royaume à renforcer la paix et la sécurité internationales ».






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MessageSujet: Nucléaire civil: Vers un accord avec la Corée du Sud    Mer 9 Fév - 15:01

par Z. Mehdaoui

L'Algérie et la Corée du Sud s'acheminent vers la signature d'un accord pour le développement du nucléaire civil. Des discussions sont engagées entre les deux pays, a fait savoir hier le ministre des Affaires étrangères et du Commerce sud-coréen, Kim Song Hwan, à l'occasion d'un point de presse animé conjointement avec Mourad Medelci à la résidence Djenane El Mithak.

« Nous allons signer l'accord dans un proche avenir », a déclaré Kim Song Hwan qui soulignera que son pays est l'un des leaders dans le monde en matière de développement de la technologie nucléaire. Il soulignera à cet effet que la Corée du Sud, dont l'électricité est à 40% nucléaire, dispose aujourd'hui de quelque 22 réacteurs nucléaires et est en train de construire six autres pour ses propres besoins.

Mourad Medelci a indiqué pour sa part que l'Algérie en s'engageant dans le développement des énergies nouvelles et nucléaires veut en fait développer durablement son économie.

Il a souligné que notre pays est en train de mettre sur pied un dispositif législatif pour atteindre les objectifs tracés. « La place qu'occupera l'énergie nucléaire pacifique dans notre pays sera non négligeable », a ajouté Mourad Medelci qui venait de terminer une réunion de travail avec la délégation sud-coréenne conduite par le ministre des Affaires étrangères et du Commerce, Kim Song Hwan. Ce dernier est revenu par ailleurs sur les relations entre l'Algérie et la Corée du Sud qui remontent, dit-il, à une vingtaine d'années pour déboucher sur un « partenariat stratégique » depuis l'année 2006.

« Nous voulons aller encore plus loin dans nos relations pour développer davantage ce partenariat », a déclaré le responsable de la Corée du Sud qui souligne que son pays qui était pauvre dans le passé veut à présent partager son expérience avec l'Algérie et l'Afrique. Le ministre a indiqué en outre que la coopération industrielle, agricole et dans le domaine des technologies de la communication et de l'information seront accrues durant les prochaines années. « La coopération entre nos deux pays fonctionne bien », a-t-il encore ajouté en évoquant des « engagements encore plus fermes notamment en matière de technologies nouvelles ».

Mourad Medelci dira pour sa part que la commission mixte installée entre les deux pays se réunira le prochain trimestre. Le chef de la diplomatie algérienne a annoncé par ailleurs qu'un centre africain de la technologie avancée sera installé en Algérie et ce dans un cadre de partenariat entre notre pays et la Corée du Sud. Medelci qui rappellera les « atouts » dont dispose l'Algérie, a appelé les Sud-Coréens à s'implanter plus dans notre pays pour prendre part à son développement. « La coopération institutionnelle est également appelée à se développer », a indiqué Medelci qui soutient que les Sud-Coréens qui restent très forts en planification vont aider l'Algérie à mettre sur pied une stratégie qui s'étalera jusqu'à l'horizon 2050.

Enfin interrogé par « Le Quotidien d'Oran » sur l'éventualité d'installer une usine de montage de véhicules sud-coréens en Algérie, Kim Song Hwan a déclaré qu'il allait évoquer cette question avec les constructeurs et entreprises de son pays.







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MessageSujet: Re: l'Algérie et le nucléaire militaire    Mer 9 Mar - 18:38



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MessageSujet: Bombe atomique Algérienne   Mar 22 Mar - 22:33







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MessageSujet: Le secret nucleaire Algerien   Ven 1 Avr - 19:16

L’Algérie est un autre candidat possible au statut de puissance nucléaire. Ses capacités dans ce domaine sont peu connues, mais pourtant bien réelles. Si l’armée avait laissé le Front islamique du salut (FIS) remporter le deuxième tour des élections législatives en janvier 1992 – au lieu de les annuler, au prix d’une terrible guerre civile dans les années qui suivirent – l’Algérie serait peut-être aujourd’hui gouvernée par un régime islamiste disposant de l’arme atomique

Le programme secret conduit par l’armée algérienne n’a été découvert que très tard. Quelles étaient les intentions d’Alger ? Du point de vue d’un ancien ministre en fonction à l’époque – mais qui n’avait pas été tenu au courant du programme – cela ne fait aucun doute : les militaires voulaient disposer d’une « option nucléaire
“L’Algérie dispose d’une infrastructure nucléaire très importante, quasiment équivalente à celle de l’Égypte, et de solides compétences scientifiques et technologiques dans ce domaine, fédérées par plusieurs institutions de recherche (notamment le Centre des sciences et de la technologie nucléaires). En 1991, l’Agence internationale pour l’énergie atomique savait qu’elle s’était dotée d’un petit réacteur de fabrication argentine, et qui était entré en service deux ans auparavant. Ce réacteur à eau légère dénommé Nur (« lumière ») de faible puissance (un mégawatt thermique), était surveillé et ne comportait pas de risque de prolifération.

Mais ce que l’Agence ne savait pas, c’est que l’armée algérienne avait signé, en 1983, un accord avec la Chine pour la fourniture d’une installation beaucoup plus importante. Un réacteur de quinze mégawatts thermiques, dénommé es-Salam (« paix ») avait été construit à la fin des années 1980, dans le secret le plus total, sur le site d’Aïn Oussera, dans le désert du Sahara, à deux cent cinquante kilomètres au sud de la capitale. Il n’a été découvert qu’en 1991 par les satellites américains. Utilisant l’eau lourde comme fluide modérateur, il se prêterait assez facilement à une utilisation militaire : il pourrait permettre, à partir d’uranium naturel, de produire en un an assez de plutonium de la qualité nécessaire pour une bombe
Après la découverte du réacteur, les soupçons furent attisés par le rappel par Londres, le 10 avril 1991, du colonel William Cross, l’attaché militaire britannique en poste à Alger. Ce rappel avait été exigé par le gouvernement algérien, l’officier ayant eu l’idée de s’approcher un peu trop près de la base d’Aïn Oussera. Le lendemain, l’existence du réacteur est révélée publiquement par un article du Washington Times, sous la plume du journaliste Bill Gertz (spécialisé dans les fuites, calculées ou non, en provenance du Pentagone et des services de renseignement).
L’Algérie s’apprêtait alors à mettre en service le réacteur d’es-Salam. La révélation publique de l’existence du réacteur la força à déclarer son existence à l’AIEA et de le mettre sous le contrôle de l’Agence. Sans doute les dirigeants algériens n’avaient-ils guère le choix : le gouvernement était en difficulté, et dépendant de l’assistance étrangère.

Mais les questions relatives au programme algérien restent d’autant plus pertinentes qu’après la mise en service du réacteur es-Salam, Pékin a poursuivi sa coopération avec Alger au travers de deux contrats signés en 1996, qui concernaient la production d’isotopes et la construction de cellules chaudes.

Le réacteur étant opérationnel depuis 1992, l’Algérie pourrait disposer aujourd’hui de combustible irradié ayant refroidi plus de dix ans, ce qui rendrait sa manipulation plus facile. (Il est possible que certaines barres de combustible auraient été retirées sans que l’AIEA soit avertie.)
L’Algérie dispose également d’une usine de fabrication de combustible, et de réserves d’uranium significatives. Elle est ainsi l’un des seuls pays du Moyen-Orient qui pourrait prétendre à un programme nucléaire entièrement autonome.

Certes, Alger n’a probablement pas de raison immédiate de lancer ou de relancer des activités dédiées au nucléaire militaire. De fait, en dépit de relations traditionnellement difficiles avec certains de ses voisins (Libye, Maroc), aucun d’entre eux ne constitue aujourd’hui une menace militaire immédiate. Alger prétend d’ailleurs ne pas être intéressée par l’enrichissement ou le retraitement.

Mais les caractéristiques de son programme, son soutien ouvert à l’Iran, et son refus de souscrire au Protocole additionnel de vérification de l’AIEA, attisent les soupçons et ne peuvent que conduire à la conclusion que l’Algérie doit être classée dans les pays « à risque » du point de vue de la prolifération. (Le texte du protocole additionnel concernant ce pays a été approuvé par l’AIEA en 2004, mais, cinq ans plus tard, ce texte n’avait toujours pas été ratifié par les autorités locales. Le moins que l’on puisse dire est qu’Alger ne semble pas pressé de voir les inspecteurs de l’Agence mettre leur nez dans ses installations nucléaires.) Pour des raisons de statut, elle pourrait ne pas vouloir laisser l’Arabie Saoudite, et surtout l’Égypte, devenir la première puissance nucléaire arabe. Un éventuel programme nucléaire militaire pourrait aussi contribuer, comme cela a été le cas au Pakistan par le passé, à garantir la pérennité du contrôle de l’armée sur le régime…”
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MessageSujet: Re: l'Algérie et le nucléaire militaire    Mar 26 Avr - 12:11











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MessageSujet: Re: l'Algérie et le nucléaire militaire    Ven 6 Mai - 17:19

Salem

Inchallah Algérie elle aura la Technologie Militaire

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MessageSujet: L’Algérie, première puissance nucléaire maghrébine en 2020   Mar 28 Fév - 15:05

L’Algérie, première puissance nucléaire maghrébine en 2020

Citation :
La multiplication des contrats militaires par l’Algérie ces derniers temps ne serait, selon des sources militaires françaises, qu’une diversion. Le principal objectif que s’est fixée Alger est de se doter de capacités nucléaires militaires à l’horizon 2020. En effet, une enveloppe de plusieurs dizaines de milliards de dollars a été affectée à la poursuite du programme nucléaire «civil» entamé dès les premières années de l’indépendance.



L’Algérie qui dispose déjà d’un premier réacteur, d’une capacité de 1 mégawatt, à Draria à 20 kilomètres à l’est d’Alger, a démarré dès 1991 la construction d’un grand site à Aïn Oussera (120 kilomètres au sud de la capitale) doté d’une capacité de 15 mégawatts. Ce site, tenu secret pendant de longues années, est considéré par les services secrets espagnols (CESID) dans un rapport adressé à leurs homologues américains de la CIA, comme l’un des plus importants de la rive sud de la méditerranée.
En 1991, c’est une image satellite américaine qui avait révélé le pot aux roses. Depuis, des tractations ont eu lieu entre Washington, sensible aux pressions espagnoles, et Alger qui a fini par revoir ses ambitions à la baisse. Alors qu’elle comptait produire du « plutonium » à usage militaire dès le début des années 2000, l’Algérie a décéléré son programme nucléaire afin de satisfaire aux exigences américaines. En outre, Alger a proposé d’ouvrir ses deux sites -Al-Nour et Salam- à l’inspection des agents de l’AIEA.
Cet apaisement ne va durer que quelques années. Aussitôt que les prix du pétrole ont commencé à grimper, les responsables algériens ont repris leur programme nucléaire. Des émissaires algériens se rendent alors en Inde, en Chine et au Brésil. Dans la foulée, des contrats mirobolants sont concédés aux entreprises de ces pays qui se seraient engagés à aider l’Algérie à se doter des compétences « techniques » et « scientifiques » dans le domaine nucléaire.
Aujourd’hui, l’Algérie se fixe l’année 2020 comme date butoir pour être prête à produire du plutonium. C’est cette date qui aurait été également choisie pour mettre en orbite le premier satellite algérien à partir du territoire algérien. Pour ce, un ambitieux programme pour le développement des capacités balistiques du pays a été amorcé. Il est mené sur la base des missiles coréens Scud-C et No-Dong 1 d’une portée respectivement de 600 et 1000 kilomètres. Des ingénieurs d’Afrique du Sud séjourneraient régulièrement dans la banlieue d’Alger afin de superviser ce programme.


http://www.maghreb-intelligence.com/les-editos/449-lalgerie-premiere-puissance-nucleaire-maghrebine-en-2020.html






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