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 Essais nucléaire français en Algérie

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MessageSujet: Essais nucléaire français en Algérie    Mar 28 Déc - 16:04


Reganne Les essais nucléaire Francais en Algerie[ouedkniss]

Essais nucléaires français en Algérie

Essais nucléaires français en Algérie : Graves répercussions








Dernière édition par air-force le Lun 3 Fév - 17:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Il y a cinquante ans, la France devenait une puissance nucléaire   Sam 1 Jan - 22:40

Essai nucléaire français dans le Sahara

Samedi, à 7H04, cela faisait précisément 50 ans que la France faisait exploser son premier engin nucléaire. « Gerboise Bleue », une bombe A, éclate le 13 février 1960 en dégageant 70 kilotonnes, soit 4.5 fois la puissance de la bombe d'Hiroshima. L'essai se déroule alors sur le site algérien de Reggane, au centre du désert Sahara. A cet instant, la France devient la quatrième puissance nucléaire, après les Etats-Unis, l'Union Soviétique et la Grande-Bretagne. « Hourra pour la France ! Depuis ce matin, elle est plus forte et plus fière. Du fond du coeur merci à ceux qui ont pour elle remporté ce magnifique succès », s'exclamera Charles de Gaulle en apprenant la détonation de Gerboise Bleue. Le 14 janvier 1963, le général décrira en ces termes la nouvelle stratégie : « Nous sommes à l'ère atomique, et nous sommes un pays qui peut être détruit à tout instant, à moins que l'agresseur ne soit détourné de l'entreprise par la certitude qu'il subira, lui aussi des destructions épouvantable ». C'est la dissuasion

Le site de Reggane (© : MINISTERE DE LA DEFENSE)

La bombe : une épopée française


Gerboise Bleue arrive 15 ans après Hiroshima certes, mais 5 ans seulement après que la décision de faire une bombe atomique en France ait été prise, en l'occurrence par Pierre Mendes-France. C'est Guy Mollet qui confirmera cette décision en 1956, très échaudé par l'humiliation de Suez : une belle opération militaire, mais un échec diplomatique retentissant, assorti d'une menace directe de représailles nucléaires sur la France par Moscou. En 1958, le général de Gaulle, à l'origine de la fondation du Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) en 1945, hérite des travaux de la IVème République et posera, avec son verbe légendaire, les fondements d'un nouveau concept de défense : la Force de frappe. Alors que les Américains font sauter leurs bombes dans Nevada, à proximité de Las Vegas, le site de l'essai français est situé à Reggane, dans le sud algérien. Une véritable ville est progressivement sortie des sables du désert. Sous une température de 50 degrés, 6000 scientifiques, ingénieurs, techniciens et militaires travaillent.

Gerboise Bleue et ses successeurs sont une oeuvre collective. Le mérite en revient d'abord à Frédéric Joliot-Curie, prix Nobel, qui établit la base théorique de l'arme dès 1939. Il y a l'Ecole Polytechnique avec Pierre Guillaumat, le général Charles Ailleret (X tous les deux), et évidement au CEA et sa Direction des Applications Militaires qui a développé l'engin. Il faut aussi rendre hommage aussi au professeur Yves Rocard (le père de Michel) et conseiller scientifique des activités militaires au CEA, à Bertrand Goldschmidt, responsable du département chimie au CEA. Au Ministère de la défense, la DGA assure la conduite des programmes et dispose de centres d'expertise : le Celar à Bruz, près de Rennes, et le centre électronique de Gramat notamment. S'y ajoutent bien évidemment les militaires, des hommes du Génie aux aviateurs, en passant par les marins qui contribueront à la réalisation des tests

210 essais dans le Sahara et le Pacifique

Quatre essais atmosphériques sont réalisés dans le sud de l'Algérie, puis 13 souterrains, avant la mise en place du centre d'essai du Pacifique en Polynésie, à Mururoa, à Fangataufa, à Hau, où là encore tout est à construire, pour 193 autres essais. C'est à Fangataufa en 1968 que les Français réalisent le premier essai de la bombe thermonucléaire, la bombe H (essai Canopus). Certaines retombées radioactives auront, malheureusement, des conséquences sur la santé de personnels et de civils. Selon le ministère de la Défense, 4 essais atmosphériques au Sahara sont en cause, ainsi que 4 effectués en galeries. En Polynésie, 10 essais aériens auraient généré des retombées significatives. Après de longues années de lutte, les associations ont obtenu, en 2009, que le ministère de la Défense dépose un projet de loi pour l'indemnisation des victimes, qu'elles soient militaires ou civiles.
De 1960 à 1996, la France réalisera donc 210 essais nucléaires. Ces chiffres sont à mettre en rapport avec ceux des autres puissances nucléaires. En tout, les Etats-Unis réaliseront 1030 explosions, incluant les tests dans le Pacifique. Les Russes auraient 715 essais, alors que les Britanniques, rapidement dépendant des Américains, n'en ont mené que 45 (en Australie). La Chine aurait, quant à elle, réalisé 43 essais, alors que plusieurs tests ont été menés par l'Inde (1974 et 1998) et le Pakistan (1998). La Corée du Nord affiche un, peut-être deux essais. Certains spécialistes estiment que l'Afrique du Sud a peut-être réalisé un tir en 1979 mais, avec la fin du régime d'apartheid, aurait décidé de démanteler son programme






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MessageSujet: Essais nucléaires français à Reggane : Une caravane pour Adrar   Lun 7 Fév - 23:02

Cette caravane s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de Lutte contre le cancer et la célébration du 51e anniversaire des essais nucléaires français à Reggane dans la wilaya d’Adrar.

PUBLIE LE : 07-02-2011 | 21:29
La Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme présidée par M. Mustapha Farouk Ksentini et l’association El Amel d’aide aux personnes atteintes de cancer, organisent du 10 au 13 février, une action conjointe intitulée “Une caravane pour Adrar”, qui vise deux objectifs : Elargir le cercle de sensibilisation à toutes les régions d’Algérie ; Améliorer la prise en charge des patients cancéreux dans notre pays. 
Cette caravane s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de Lutte contre le cancer et la célébration du 51e anniversaire des essais nucléaires français à Reggane dans la wilaya d’Adrar.
La conférence de presse organisée hier au siège de la CNCPPDH avait pour but de livrer des informations sur cette caravane de l’espoir, des détails sur son activité et sur sont déroulement. Dans une brève introduction, M. Farouk Ksentini a mis l’accent sur la nécessité d’organiser une telle initiative dont l’importance réside dans son aspect historique et sur l’obligation de prendre en charge nos concitoyens victimes de ces essais nucléaires français qui ont été effectués en pleine guerre de Libération nationale. Mme Hamida Kettab, président de l’association El Amel a abondé dans le même sens en indiquant que la maladie du cancer sévit particulièrement dans la wilaya d’Adrar où le taux de prévalence des différents types de cancer est l’un des plus élevés du pays. La raison principale de cet état de fait remonte aux années soixante, suite aux essais nucléaires de la France coloniale dans cette région, sans qu’aucune précaution ne soit prise pour protéger les populations des radiations toxiques. Le France a réalisé des essais à l’air libre à Reggane, laissé sur place au moment du démantèlement des sites de tirs nucléaires, tous les matériaux irradiés, en violation des exigences de santé et de sécurisation des populations. Pour sa part, M. Layachi Daâdoua, membre de la CNCPPDH, a précisé que cette caravane de solidarité, va effectuer des missions médicales avec l’appui des spécialistes en cancérologie, en ORL et radiologie, assurer des visites médicales et distribuer des aides matérielles aux victimes d’irradiations nucléaires. Des rencontres de sensibilisation dans la commune d’Adrar et de Reggane sont projetées notamment en direction de la frange féminine à l’effet de mettre l’accent sur le dépistage précoce des cancers de l’utérus et du sein, les voies et moyens de leur traitement. La caravane regroupera des représentants des médias, des cadres médicaux et chefs de service, avec le concours d’experts étrangers et de professeurs en droit. Ce sera une opportunité de débattre de la question des essais nucléaires effectués par la France coloniale, dans la région de Reggane.
Une cérémonie de commémoration sera organisée à la mémoire des victimes des essais nucléaires. Il faut souligner que la CNCPPDH compte demander des indemnisations aux victimes passées, présentes et à venir car selon les propos de M. Farouk Ksentini, les effets de ces essais seront ressentis encore pendant des générations.La caravane d’Adrar est une occasion pour en étudier les modalités et les formes, tant au niveau national qu’international. Une plate-forme de revendications pour une prise en charge adéquate des droits des victime sera ainsi proposée à l’issue de ces journées. En Algérie, d’après les propos de Mme Hamida Kettab, la lutte contre le cancer est une nécessité impérieuse. Chaque année, 40.000 personnes s’ajoutent à la liste des malades atteints de cancer. L’implication de tous les acteurs et parties concernées est le plus sûr moyen d’arrêter l’accroissement de ce nombre et de le diminuer autant que faire se peut.
Notons aussi que la relation de cause à effet, entre les essais nucléaires et l’aggravation des cas de cancer dans les zones où se sont effectués les tirs, ne fait plus l’ombre d’un doute.
Cette preuve scientifique, dûment vérifiée, servira de base à la question de l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français dans notre pays.
Mohamed Bouraïb

Publié dans : Reggane , essais nucléaires






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MessageSujet: Le peuple algérien a le droit d’exiger des indemnités aux autorités françaises   Sam 12 Fév - 0:17

Ksentini
Le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l'homme (CNCPPDH), Farouk Ksentini, a qualifié les essais nucléaires effectués par la France dans le Sahara algérien de «crime contre l'humanité», affirmant que les autorités françaises «doivent demander des excuses et indemniser les victimes». Intervenant sur les ondes de la Chaîne II de la Radio nationale, le président de la CNCPPDH estime que les habitants des régions qui ont abrité ces essais «en portent encore les séquelles et souffrent de pathologies lourdes comme les cancers», insistant sur le droit du peuple algérien d'exiger des indemnités auprès des autorités françaises. Ksentini a, enfin, qualifié la loi promulguée par la France pour l'indemnisation des victimes de ces essais nucléaires d’«irraisonnable et d’inacceptable», compte tenu des conditions d'accès. M. Ksentini a souligné que la marche qui aura lieu aujourd’hui 12 février a été interdite par les services de la wilaya d’Alger pour des «raisons strictement sécuritaires». M. Ksentini a affirmé qu'il privilégiait la voie du dialogue pour ce faire. Il a, dans ce sens, insisté sur la nécessité de prendre en charge les préoccupations des citoyens. Evoquant la levée de l’état d’urgence, il a affirmé que celle-ci «est une preuve de l’amélioration de la situation sécuritaire», avant de saluer le rôle «essentiel» de la politique de réconciliation nationale dans le rétablissement de la sécurité à travers le pays. «Avec la levée de l'état d'urgence, d'autres mesures complémentaires peuvent être prises dans le cadre du code pénal ou la promulgation d'une loi relative à la lutte contre le terrorisme », a-t-il dit. «On prévoit une promulgation des lois complémentaires dans la législation qui devraient accompagner la levée de l’état d’urgence, car les décisions existent dans la législation actuelle», a-t-il noté. Il a, par ailleurs, salué la décision du président de la République d'ouvrir les médias publics aux partis de l'opposition et les différentes associations de la société civile. Nouara N.-K.



12-02-2011
http://lnr-dz.com/actualite/lire.php?ida=100003&idc=4&date_insert=20110212




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MessageSujet: essais nucléaires la France ne veut pas assumer    Sam 12 Fév - 21:11

Il y a 51 ans, les essais nucléaires de Reggane : Le crime que la France ne veut pas assumer
Il était sept heures quatre minutes du matin, le 13 février 1960, quand, à 70 kms au sud de la ville, retentit une énorme explosion. C’est l’opération Gerboise bleue dont les effets nocifs se ressentent jusqu’à nos jours. Avec 70 kilotonnes, des spécialistes diront plus tard que sa capacité dépassait de 24 fois celle des bombes atomiques qui terrassèrent l’empire nippon.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans un contexte de guerre froide, chaque puissance voulait se doter de l’arme atomique, devenue étalon de la force. Après les Américains qui construisirent la terrible bombe dans une base du Nouveau Mexique, vint le tour des Anglais et des Soviétiques. Ces derniers reçurent les plans des mains d’un espion d’origine allemande aux sympathies communistes avérées.
Il était dans l’équipe dirigée par Oppenheimer, d’origine allemande également, qui conçut à Los Amos la bombe au plutonium qui rasa Hiroshima puis Nagasaki. La France, dont l’Algérie était alors une des plus importantes colonies, se plaça aussi dans la course avec la création dès mai 1945 d’un Commissariat à l’énergie atomique. C’est sans surprise que le Sahara algérien vaste et peu peuplé fut choisi pour implanter un centre pour les expériences militaires. Cette instance supervisa le premier essai dans la région de Reggane, dans la wilaya d’Adrar.
Il était sept heures quatre minutes du matin, le 13 février 1960, quand, à 70 km au sud de la ville, retentit une énorme explosion. C’est Gerboise bleue dont les effets nocifs se ressentent jusqu’à nos jours. Avec 70 kilotonnes, des spécialistes diront plus tard que sa capacité dépassait de 24 fois celle des bombes atomiques qui terrassèrent l’empire nippon. Quatre essais en plein air furent effectués dans les deux mois qui suivent dans un rayon de 60 kms. On ne prit même pas la précaution d’éloigner les populations à 100 kms au moins pour éviter l’exposition aux radiations. Une quarantaine de personnes furent tuées le jour même. Durant les semaines qui précédèrent l’explosion, qualifiée cyniquement de réussite, des ouvriers avaient été ramenés de la région pour des travaux de nettoyage et de génie civil sur la base.
On parlera à leur propos de cobayes humains, pour la plupart des prisonniers ramenés de la prison de Bechar. Confinés dans des tentes, ils avaient reçu des colliers munis de plaques métalliques. Il s’agissait d’un dosimètre pour mesurer les radiations après l’essai. Les autorités françaises vont ensuite procéder à partir de novembre 1961 à des essais dans la région d’In Ikker au nord de Tamanrasset. Souterrains, ils prendront fin décembre 67.
Ils seront marqués par des accidents qui laissent s’échapper des galeries souterrains des nuages radioactifs. Dans cette région du grand sud, on a poussé la mauvaise foi jusqu’à dire aux Algériens qu’ils allaient creuser des mines sans les avertir sur les risques encourus.
CRIME CONTRE L’HUMANITÉ
Le professeur El Aboudi d’origine irakienne, enseignant à l’université d’Adrar, n’a cessé de répertorier les conséquences fâcheuses de ces essais qu’il n’hésite pas à qualifier de « crime contre l’humanité, imprescriptible ». Il met en avant surtout les malformations congénitales qui persistent de nos jours dans la région. « Ce ne sont pas seulement ceux qui vivaient à l’époque qui sont, nous dit-il, des victimes mais aussi ceux qui sont nés des années après. La responsabilité de la France est de ce fait aussi engagée ». Maître Farouk Ksentini ne mâche pas ses mots à ce sujet.
«La France a commis un crime de manière froide contre l’humanité». «Non seulement celle-ci doit s’excuser mais indemniser les victimes », affirme le président de la commission nationale de promotion des droits de l’homme qui a initié depuis mercredi une caravane qui doit se rendre dans la région de Reggane. «Elle aura à réunir des preuves et des indices qui permettront de saisir des instances judiciaires». Il espère «un programme sanitaire spécifique pour les populations exposées aux irradiations et la France se doit de financer la prise en charge sanitaire des concernés» . «Les coûts des soins médicaux des populations du Sud algérien sont très coûteux», précisera-t-il. Les dégâts ont concerné autant les personnels militaires que les civils algériens.
Des études réalisées dans cette région du Tanezrouft ont révélé que les cancers, les malformations sont plus fréquents qu’ailleurs. L’environnement a subi également de graves préjudices. La puissance de l’explosion a fait tarir des nappes phréatiques et les écosystèmes ont été profondément bouleversés.
La fertilité de la terre n’est plus la même et des espèces animales et végétales ont totalement disparu.
LE PRÉALABLE DE L’EXCUSE
Longtemps la France a tourné le dos à ses crimes revêtus d’un voile de pudeur hypocrite. Le fait que ces événements se soient déroulés dans une zone désertique et ayant concerné une activité strictement militaire a sans doute contribué à cette occultation.
La presse qui ne pouvait taire des événements au nord était loin. Il a fallu attendre ces dernières années pour voir émerger sur la scène publique des témoignages d’anciens appelés ou des documentaires qui ont levé le voile sur cet épisode criminel. La France tarde pourtant à se repentir. Elle n’a même pas remis les archives ou permis au moins
l’accès à celles-ci. C’est l’une des revendications de la fondation du 8 Mai 1945. Selon son président, Boukhrissa, «ce n’est sont pas, tant les indemnisations que nous mettons en avant, que la nécessité pour les autorités françaises de venir décontaminer les lieux pollués par la radioactivité». A leur départ définitif de la base en 1968, les militaires français n’ont pas nettoyé le matériel laissé sur place. L’homme estime que les «autorités algériennes doivent aussi faire preuve de transparence et nous dire où en est le traitement de ce dossier». «Nos parlementaires doivent s’impliquer et proposer des lois sur cette question».
Les archives médicales concernant la période 62-78 auraient disparu comme pour effacer les effets de ces explosions qui des années après ne cessent d’inquiéter les populations. «Nous savons que de nouvelles formes de cancer inconcevables dans cette région sont apparues et le traitement a besoin de gros moyens que les Français doivent prendre en charge», ajoute Me Ksentini. Ce dernier fait le parallèle avec la position de l’Etat français qui a «reconnu sa responsabilité dans ce qui a touché la communauté juive sous Vichy». En somme, pour lui, «la France doit s’excuser et indemniser».
En janvier 2010, une loi fut promulguée par le Parlement français pour indemniser les personnels militaires qui furent touchés au Sahara et dans les îles du Pacifique comme la Polynésie ou Tahiti. Les civils algériens ne semblent pas encore concernés par le dispositif.
En février 2007, s’était tenu un séminaire international à Alger autour de ces essais. Depuis, chaque année, une telle manifestation se renouvelle pour dénoncer ce crime et familiariser la société avec d’éventuelles démarches de nature à recouvrer leurs droits et découvrir ce qui se fait ailleurs en matière de décontamination. Une association née en 1997 active pour que l’oubli ne vienne jamais ensevelir cette page indigne de la colonisation française.

http://www.horizons-dz.com/dossier/18748.html






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MessageSujet: Essais nucléaire français en Algérie    Dim 13 Fév - 16:13

Reggane. 26°44'00.61" N 0°14'53.94" E
La base a été démantelé par la France mais le lieu a été récupéré par l'Armée algérienne.
Le CSEM (Centre saharien d'expérimentation militaire) situé à Reggane (oasis) à 700km au sud de Colomb Bechar, la base vie est à 15 km et à 45 km au sud-ouest le PC de tir et d'observation d' Hamoudia. 16 km plus loin , le pylône de 106 m qui supporte l'engin expérimental.
4 essais jusuq'au 25 avril 1961.


lieu de l'explosion de "Gerboise Bleue" Tout 1er essai nucléaire français 70 kilotonnes,le 13 février 1960 à 7h04 (essai aérien,Bombe type A) à environ 70 km au sud de Reggane) 26°19'44.44" N 0°05'10.34" W


24°01'27.16" N 5°04'42.59" E
Dans le Hoggar pour les essais souterrain, à 150 km au nord de Tamanrasset. La base vie est à Amguel et la base avancée à In Ecker.
Du 7 novembre 1961 au 16 février 1966 ont lieu à In Ecker 13 essais souterrains pour la mise au point bombe au plutonium de 60 kt dans le massif du Tan Afela.
A partir de novembre 1961, la France réalise ses essais en souterrain dans le Hoggar à 150 km au nord de Tamanrasset. Ce type d'essai devaient permettre de "piéger" dans la roche la plus grande partie des éléments radioactifs produits par les explosions. La solution retenue est celle de tirs en galerie, celles-ci étant creusées horizontalement dans un massif granitique. Les engins à tester sont placés au fond de galeries horizontales longues de 800 à 1200 m se terminant en colimaçon pour casser le souffle des explosions et refermées par un bouchon de béton.
La sécurité des explosions était de cette façon notablement améliorée puisqu'une grande partie de la radioactivité restait contenue dans la cavité formée par le tir.


















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MessageSujet: un déni de justice   Dim 13 Fév - 19:17

Algérie-France : «Le décret d’application de la loi Morin, un déni de justice», selon le juriste Zalani Azzedine
13 February 2011 09:00:00 Horizons
Le décret exécutif promulgué en France, le 13 juin 2010, en application de la loi Morin, sur les conditions, les modalités d’indemnisation des victimes des explosions et essais nucléaires français, est un «déni de justice», a indiqué hier à Reggane M. Zalani Azzedine, juriste algérien installé en France.
Il a évoqué dans une déclaration à l’APS, l’«incapacité matérielle et juridique» pour les victimes algériennes. Ces dernières sont incapables de «s’assurer administrativement et juridiquement», tel qu’il est exigé par ce décret. Il affirme «qu’il s’agit d’un déni de justice». Il a estimé que «c’est un jeu diplomatique et dérisoire qui doit cesser». M. Zalani a, d’abord, relevé le caractère «anachronique» de ce décret, précisant qu’il est impossible aux victimes de présenter à la commission créée des documents attestant de leur séjour, ou leur résidence dans les centres d’In Ekker et de Reggane, ou dans les différentes bases de vie installées autour de ces centres militaires. Il a ajouté que ce décret ne prend en compte que les périodes entre le 13 février 1960 au 31 décembre 1967.
Le cas du Sahara algérien est aussi «anachronique» dans la mesure, a-t-il dit, qu’«il ne prend pas en considération les radioactivités induites et qui durent très longtemps». Il expliquera aussi que la loi Morin «commet une erreur sur le fond. Elle considère les explosions nucléaires comme cause du dommage, alors que c’est le fait générateur du dommage lié aux émanations radioactives qui perdurent au-delà des dates buttoirs fixées par cette loi». Il poursuit : «C’est presque loufoque de dire que les émanations radioactives ont pris fin le 31 décembre 1967 à In Ekker et Reggane, date de la remise des installations aux autorités algériennes», a-t-il encore estimé à ce sujet.
Par ailleurs, le juriste a déclaré que l’absence d’enquêtes épidémiologiques sérieuses, indépendantes et transparentes sur le terrain, «ne permet pas de donner un nombre précis des victimes, ainsi que le recensement complet des maladies et pathologies radio-induites». Il a même ajouté que la responsabilité des autorités sanitaires et environnementales algériennes «demeurera engagée» pour la prise en charge des cas urgents des victimes, notant toutefois que les autorités sanitaires «commencent à donner de l’intérêt à ce dossier». Il reproche à la loi Morin «de ne pas donner le droit de recours, dont la demande d’indemnisation est refusée», pourtant, a-t-il précisé, c’est prévu dans le projet du décret, publié le 21 janvier 2010.
En outre, il a souligné que l’impossibilité pour les victimes algériennes de produire des documents «exclusivement détenus» par l’autorité occupante est «une obstruction juridique», concluant que ces dispositions «doivent être suivies d’un recours auprès du Conseil d’Etat en France».
http://www.horizons-dz.com/actualite/18801.html






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MessageSujet: 51 ans après le premier essai nucléaire français : Des victimes algériennes racontent leurs souffrances   Ven 18 Fév - 11:34

PUBLIE LE : 17-02-2011 | 11:28 http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/9340
Cinquante et un an après, les explosions et les essais nucléaires français continuent à faire des victimes dans le grand Sud algérien, parmi elles les populations juvéniles, qui souffrent de deux problèmes : l'indifférence totale de l'ancienne puissance coloniale et les conséquences de la radioactivité.
Habitant une maison en toub, dans le Ksar "Taarabt", le ksar qui a le plus souffert des répercussions de la radioactivité induite par ces explosions et ces essais nucléaires (distant de 2 km de Reggane qui est située à 60 km de Hamoudia, lieu du premier essai le 13 février 1960), la famille Abella constitue un exemple vivant des effets néfastes de cette hécatombe appelée "Gerboise bleue". Les trois filles sourdes-muettes qui, visiblement, ne savent pas ce qui leur arrive, ont manifesté de la joie à la visite de l'équipe de l'APS, croyant que l'apparition de personnes étrangères changerait leur vie. Chez Zohra, 9 ans, la plus jeune, les conséquences sont non seulement visibles mais choquantes. Un énorme angiome lui mange le visage. Il représente des stigmates visibles d'une chirurgie réparatrice sur la mâchoire droite. Se bousculant pour la prise de photos, les deux plus jeunes ont exprimé, par des gestes timides, leur souhait de fréquenter une école comme toutes les filles de leur âge, devant le regard résignée de la plus grande qui sait que ce que demande ces deux jeunes sœurs handicapées relèvent du domaine de l'impossible à Reggane. "Le ksar Taarabt constitue un véritable laboratoire à ciel ouvert pour connaître, avec exactitude, les répercussions des explosions et des essais nucléaires sur les êtres humains", affirme Hamou Khelladi, lui-même père de deux filles nées avec des malformations.
Il garde jalousement le dosimètre de son père, mort d'un cancer en 1968 et qui a travaillé dans le centre militaire de Hamoudia.
Ce dosimètre, qui sert à mesurer la radioactivité reçu par ce "cobaye" humain, recruté comme man£uvre dans le centre militaire de Hamoudia, en 1959, et qui ignorait son statut réel de "cobaye", est pour Hamou "la preuve concrète de l'ignominie coloniale".
Impuissant devant ce qui lui arrive, Hamou rejoint, dans son cri de détresse, l'appel lancé par Bruno Barrillot, délégué auprès du gouvernement autonome de Polynésie, chargé du suivi du dossier des victimes polynésiennes des explosions et des essais nucléaires français, pour le nettoyage de la radioactivité qui continue à sévir dans la région de Reggane.
Nous y reviendrons






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MessageSujet: Essais nucléaires français en Algérie : 47 demandes d'indemnisation    Jeu 28 Avr - 11:37

par Ghania Oukazi

A peine un an après son adoption de la loi consacrant l'indemnisation des victimes de ses essais nucléaires, l'Etat français a reçu à ce jour, à cet effet, 47 demandes d'Algériens, dont 30 émanant de militaires. L'ambassadeur de France en Algérie a tenu hier à évoquer, lors d'une conférence de presse, le sujet, parce que, a-t-il dit, « on lit des tas de choses fausses dans la presse ». Xavier Driencourt a rappelé que la loi relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français a été adoptée le 5 janvier 2010 et détaillée par un décret signé le 11 juin de la même année. Elle est applicable à deux nationalités, algérienne et polynésienne. « C'est un texte important parce que c'est la première fois que le gouvernement français reconnaît les victimes des essais nucléaires et, en se refondant sur cette reconnaissance, il a prévu de les indemniser», a expliqué l'ambassadeur. Il note ainsi que «le dispositif est aujourd'hui opérationnel» et précise que «la loi n'est pas discriminatoire puisque les Algériens sont traités exactement comme les Français ou les Polynésiens», (la Polynésie étant toujours sous juridiction française.) Selon lui, «la loi leur reconnaît les mêmes droits». Pour les rappels de l'histoire, la France a procédé à des essais nucléaires en Algérie (Reggane) entre le 2 février 1960 et le 31 décembre 1967, et en Polynésie de 1968 à 1996. Le diplomate français a précisé les modalités pratiques d'indemnisation de ces victimes par l'Etat français. «Pour savoir si une personne en a été victime, il faut qu'elle prouve qu'elle a été exposée aux effets de ces essais dans certaines zones et pendant une certaine période»: c'est, dit-il, la première condition. « Qu'elle a été victime de radiations, atteinte alors d'un des 18 cancers répertoriés dans la liste établie par la loi française», en est la seconde. Driencourt fera savoir que les victimes n'ont pas à se déplacer en France pour faire valoir leur droit. «Elles envoient leurs dossiers au service français chargé des Anciens combattants algériens (au Télemly, à Alger, où s'est tenue hier la conférence de presse): c'est lui qui se chargera de les envoyer en France, à la commission nationale qui les examinera», explique-t-il. La commission en question est composée de deux magistrats et de 5 médecins spécialistes, tel que défini par l'arrêté du 3 avril 2010. Le directeur général de ce bureau, qui était à ses côtés, indiquera que «la commission nationale française a reçu 47 demandes d'Algériens, 30 émanant de militaires de l'armée française ou de l'armée algérienne et 17 autres de civils». Philipe Pagès dira aussi qu'«aucune décision n'a été encore arrêtée à propos de ces demandes». L'indemnisation est prévue sous forme de capital forfaitaire et global incluant l'ensemble des préjudices, précise Pagès, «compris le coût des soins». En cas de décès des victimes, les ascendants - veuve ou enfants -, ajoutera-t-il, peuvent prétendre aux indemnisations prévues par la loi. A une question insistante pour savoir si les enfants nés avec des malformations dues aux radiations pouvaient bénéficier de ce même droit, le responsable du bureau des anciens combattants algériens répondra «ce n'est pas dans le dispositif prévu par la loi ». L'ambassadeur le conforte dans ses propos et ajoute que «la loi prévoit l'indemnisation des victimes».

«Il est trop tôt pour réviser la loi»

Il ajoutera sur un ton à la limite de la dérision: «Ce ne sont pas les médias qui font la loi, ce sont l'Assemblée nationale et le Sénat». Il nuancera cependant sa réponse en précisant que «le dispositif législatif n'est pas complètement figé. L'article 7 de la loi prévoit que la commission nationale peut en proposer des améliorations ou des révisions qu'elle remettra sous forme de recommandations au gouvernement français». Il estime que « jusqu'en 2010, le sujet était tabou! Pour l'instant, il faut appliquer la loi, on verra si la commission doit proposer sa révision dans 2 ou 5 ans peut-être, parce qu'il est trop tôt pour la réviser ».

La France n'a à ce jour aucune estimation du nombre des victimes. «C'est pour cela qu'il faut informer pour que les victimes sachent qu'il y a une loi», dit l'ambassadeur.

En fait, les deux responsables français ont fait de « la décristallisation des pensions militaires versées aux anciens soldats de l'armée française» leur premier dossier de discussion dans leur conférence de presse. « La revalorisation des pensions militaires est un sujet important parce qu'il y a beaucoup d'Algériens qui ont fait leur service militaire au sein de l'armée française ou combattu durant la Seconde Guerre mondiale ou la guerre d'Indochine », a dit l'ambassadeur. Rouvert en mai 2009 par le secrétaire d'Etat français aux Anciens combattants, le bureau d'Alger a recensé une population de 47.500 pensionnés, qui vont l'être ou alors des ayants droit, essentiellement les veuves qui sont au nombre de 11.000. L'ambassadeur rappelle que ce système de pension a connu trois grandes réformes, « celle introduite en 2002 qui a permis aux retraites des combattants versées à tous ceux qui ont combattu dans l'armée française de tripler, celle en 2007 où les pensions militaires d'invalidité du combattant ont été multipliées par 4,25 et une dernière en 2011 revalorisant les pensions pour ceux d'entre eux qui ont cumulé 15 ans dans l'armée française». Le montant global des pensions versées aux anciens combattants algériens est de 71,8 millions d'euros. Driencourt estime ainsi que «c'est un effort financier important. La France n'oublie pas les anciens combattants algériens ». Il ne cachera pas que «le film «Indigènes» a certainement joué pour avoir ces revalorisations». Et, ajoute-t-il, «la révision des accords de 68 n'a rien à voir avec ça».

«Un statut précis pour ceux morts pour la France»

Philipe Pagès fait avoir que le bureau d'Alger leur offre, 3 jours par mois (aussi au consulat d'Annaba et d'Oran), des services administratifs, sociaux et médicaux. «C'est une aide financière exceptionnelle et les consultations médicales sont gratuites», note-t-il. Il dénombre 350 combattants grands blessés de guerre (besoins d'appareillages orthopédiques).

L'ambassadeur précise que le surcoût engendré par les revalorisations des pensions militaires décidées cette année est de l'ordre de 20 millions d'euros sur un total global de 40 millions d'euros que l'Etat français verse à ses «combattants» à travers le monde. «Ce qui explique l'importance de l'histoire militaire entre les deux pays», dit-il. Ces nouvelles augmentations entreront en vigueur en juin prochain.

Il est demandé par ailleurs aux pensionnés de se rapprocher du bureau d'Alger pour bénéficier du point indiciaire. Il n'est pas trop tard pour les combattants qui n'ont jamais eu de dossier de le demander. «Ne vous en faites pas, tous les combattants l'ont déposé», affirme l'ambassadeur avec un sourire. Philipe Pagès indique que ses services reçoivent 10.000 demandes de régularisation par an. Il est souligné que «les seuls ayants droit à ces pensions sont les orphelins de guerre ou encore les pupilles de la Nation, enfants de combattants morts au combat». L'ambassadeur explique qu' «il existe une mention juridique très précise dans ce cas, «mort pour la France», avec un statut officiel très précis». Il rappelle que «jusqu'en 2004, beaucoup n'ont pas été adoptés par l'Etat algérien ; cette qualité doit leur être reconnue par les tribunaux de Paris. La France peut à ce jour le faire. On a eu plus de 300 cas ».

Interrogé sur le cas des Algériens faits prisonniers par la France pendant la guerre de libération et attachés au point zéro, l'ambassadeur répond simplement: «On n'en a jamais parlé, ce n'est pas avéré ». Acculé quelque peu sur les changements que risque de connaître le visa Schengen après la tenue, mardi dernier, du sommet franco-italien sur les «nouveaux» flux migratoires, Driencourt refusera d'en parler et lâchera au passage que «Moi aussi, je pourrais parler des visas que le Consulat algérien en France ne donne pas aux Français, j'ai beaucoup de cas… ».
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MessageSujet: Re: Essais nucléaire français en Algérie    Ven 29 Avr - 0:35

Essais nucléaires de Reggane : Reconnaissance par l’Etat français du droit à l’indemnisation aux victimes


« Même s’il y a encore des choses à revoir, c’est un début de reconnaissance de l’Etat français », tels sont les propos de l’ambassadeur de France en Algérie, M. Xavier Driencourt, sur la question de l’indemnisation des victimes des essais nucléaires de Reggane, mais également de Polynésie.Des victimes qui viennent en effet d’être reconnues comme telles, pour la première fois de l’histoire commune que nos deux pays entretiennent, et qui vont bénéficier d’indemnisations de la part de l’administration française. Il faut dire que les essais nucléaires français au Sahara et ceux menés en Polynésie française, ont été un sujet tabou pendant plus de quatre décennies. Des essais menés entre le 13 février 1960 et le 31 décembre 1967 pour Reggane, et de 1966 à 1998 à Mururoa, et qui ont débouché depuis la promulgation de la loi en janvier 2010, à ce jour, à la réception de 47 dossiers. Des dossiers reçus par le service des Anciens combattants de l’ambassade de France à Alger, et transmis à la commission d’indemnisation des victimes dont le siège se trouve en France. « Sur les 47 dossiers répertoriés, 17 viennent de victimes civiles, tandis que les trente restants sont des militaires, soit français, soit algériens», a expliqué dans ce contexte, M. Philippe Pagès, directeur du service qui a eu à co-animer la conférence de presse tenue au siège des Anciens combattants à Alger, avec l’ambassadeur et un haut responsable de la République française en Algérie, M. Denicourt.
S’attendant à la réception d’un nombre plus important de dossiers, M. Pagès signalera toutefois que l’indemnisation des victimes est conditionnée par trois critères exigibles et cumulatifs : « D’abord il faut justifier sa présence dans des zones géographiques déterminées, ensuite justifier sa présence dans ces zones à certaines périodes déterminées, et enfin, être atteint d’un des dix-huit cancers radio-induits, et tels que listés dans le décret d’application du 11 juin 2011», a-t-il précisé, ajoutant que l’indemnisation est possible pour les victimes directes, mais également pour les ayants droit (veuves ou enfants des victimes, aujourd’hui décédées.»
De son côté, M. Denicourt a signalé que les demandeurs peuvent s’adresser au service des Anciens combattants de l’ambassade, « qui va les aider à la constitution des dossiers».

Anciens combattants : une revalorisation de 4,25 fois, pour ce mois de juin 2011
Les Anciens combattants qui ont passé plus de 15 années dans les rangs de l’armée française viennent aussi de voir leurs pensions à la hausse.Faisant un bref rappel des faits, M. Pagès a indiqué que plus de 200.000 soldats algériens ont participé à plusieurs guerres avec la France, telles celles de la Deuxième Guerre mondiale, l’Indochine, les campagnes d’Italie, de Tunisie, le débarquement de Provence… Des combattants d’origine algérienne, dont le nombre est de 47.500 recensées et dont le montant des pensions versées annuellement est de 71,8 millions d’euros (au 31 janvier 2011).
« C’est une population importante, et chaque année, nous avons 16.000 personnes qui viennent à nos différents consulats pour déposer leurs dossiers de demandes», a expliqué l’ambassadeur qui a spécifié le fait que trois sortes d’anciens combattants bénéficient de pension : la retraite du combattant, la pension militaire d’invalidité et la pension militaire du combattant pour les plus de 15 ans dans les rangs de l’armée. « Depuis 2002, les deux premières pensions ont connu une revalorisation importante, multipliées par 7,25 ce qui a permis à ces pensions de sauter de 6,3 millions en 2002, à 71,8 millions en 2011», signalera M. Pagès qui dira que dès le mois de juin 2011, la 3e catégorie de combattants, se verra relever les indemnités à 4,25, « ce qui va permettre à l’Etat français de verser 20 millions d’euros annuels supplémentaires», a-t-il indiqué, affirmant que cette somme représente la moitié de ce que verse l’Etat à l’ensemble de ses anciens combattants de l’armée. « Au vu de notre passé commun, la France a en Algérie, la communauté de combattants la plus importante à l’étranger.» Cette revalorisation est d’autant plus intéressante pour les anciens combattants algériens, du fait que c’est la même pour tout le monde, y compris les Français et que les veuves de ces combattants y ont droit (à ce jour, ont décompte 11.800 veuves, 350 anciens combattants mutilés pris en charge médicalement, et quelque 300 orphelins handicapés percevant des pensions). Enfin, et pour répondre à plusieurs questions sur les lacunes contenues dans le dossier d’indemnisation des victimes des essais nucléaires Xavier Driencourt a précisé qu’il est fort possible que la commission instaurée à cet effet, revoie certaines des conditions émises, et cela selon les cas qui lui seront soumis.
Amel Zemouri






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MessageSujet: Essais nucléaires d’In-Eker (Tamanrasset)    Mar 21 Juin - 15:11

Du 7 novembre 1961 au 16 février 1966, treize tirs souterrains dont quatre n’ont pas été totalement confinés ont été effectués à In-Eker, à 150 kilomètres au nord de Tamanrasset.
Qu’en est-il des 254 victimes ?
Citation :
Le mont d’In-Eker tressautait et se secouait de sa poussière. Les Tamanrassetis s’en souviennent certainement au point même d’inscrire dans leur mémoire et d’une manière ineffaçable les codes des tirs les plus atroces, Agathe, Béryl, Améthyste, Rubis et Emeraude en l’occurrence. En 1966, la France abandonna ses expériences au Sahara selon les accords d’Évian. Malheureusement et quarante-cinq ans après la fin de ces essais, la persistance de la menace radioactive pèse toujours sur la région et sur toute une population dont même la descendance continue à subir les conséquences de la colonisation française où la cruauté et la barbarie atteignaient leur paroxysme. Les effets dévastateurs des tirs continuent à se faire ressentir avec des pathologies caractéristiques des radiations. Une catastrophe environnementale et humanitaire que l’État français n’a toujours pas voulu reconnaître. Ce n’est peut-être pas le cas des militaires français qui sont de leur vivant taraudés et tourmentés pour avoir contribué à cette calamité en tirant sciemment des bombes à radiations ayant couvert des superficies s’étendant sur des centaines de kilomètres et sur un rayon de 80 km. Selon des chercheurs militaires, ces bombes, fabriquées avec du plutonium, connu pour être plus toxique que l’uranium, sont un véritable poison pour l’environnement et les humains. Le plutonium utilisé dans ces bombes demande 24 000 ans pour que diminue la moitié de ses effets. En conséquence, des cas de leucémie et de changement hématologique ont été ainsi constatés à In-Eker. “Une véritable tragédie. Certes, nous n’avons pas de statistiques exactes sur les victimes car ce dossier est toujours classé top secret. Mais le nombre de malades atteints par le cancer du sang est important. La maladie a ébranlé la région et a touché même le cheptel des nomades qui paissent à l’intérieur même du site où ont été effectués les essais d’autant plus que la zone est libre d’accès puisque le grillage et les fils barbelés qui servaient de clôture ont été pillés et vandalisés. Aucune protection contre la radioactivité n’y existe à présent. Par ignorance et par manque de vulgarisation et de sensibilisation, les nomades fréquentent toujours cette zone interdite”, se lamente le P/Apc de In-Mguel, Dihakal Mohamed Elbarka, en tirant à boulets rouges sur les chercheurs militaires qui font leurs explorations à In-Eker, à 20 km de In-Mguel, sans associer les autorités locales à l’exception de la Direction de l’énergie et des mines. “Nous ne disposons d’aucun travail de recherche en mesure de nous aider à convaincre la population sur les effets on ne peut plus néfastes de la radioactivité. Les gens sont inconscients de l’ampleur du danger. De toutes les recherches qui sont effectuées sur le site, aucun compte rendu ne nous a été remis. Les explorateurs doivent faire participer le citoyen et le sensibiliser sur les risques de la radioactivité et les maladies qui en découlent”, ajoute-t-il non sans dépit. Évoquant le problème de l’indemnisation des victimes, particulièrement les cobayes laborieux que l’armée française exploitait pour faire aboutir sa stratégie nucléaire, le P/Apc dit qu’“à l’initiative du premier responsable de la wilaya, nous avons procédé en 2010 au recensement de tous les employés en vie qui faisaient le travail de manutention dans les galeries d’expérimentation nucléaire à 40 km d’In-Eker, à Taourirt Tan Affela pour être exact. Le bilan fait état de 254 personnes ayants droit. Mais rien n’a été fait jusque-là car ce projet d’indemnisation n’est qu’une chimère semble-t-il”. Et de renchérir, notre interlocuteur a invité ces victimes à se constituer en association à l’effet de faire valoir leurs droits et de légitimer officiellement leur indemnisation.

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MessageSujet: Indemnisation des victimes des essais nucléaires français : Le comité ad hoc remis en cause   Sam 2 Juil - 12:36

PUBLIE LE : 01-07-2011 | 19:45
Citation :

Des parlementaires et des juristes structurés dans l’Association des vétérans des essais nucléaires (Aven) en Polynésie et dans le Sahara algérien ont remis en cause jeudi à Paris le mode d’indemnisation adopté par le comité ad hoc et dont les premiers résultats jugés « catastrophiques » viennent d’être annoncés.
Selon Me Jean-Paul Teissonnière, sur plus de 200 dossiers déposés auprès du Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN), « seul un a été accepté sur les douze premiers examinés ». « Cette proportion désastreuse correspondra à l’analyse définitive de l’ensemble des dossiers déposés », a-t-il indiqué, lors d’une conférence de presse.
Faisant le bilan du dossier d’indemnisation des victimes des essais nucléaires un an après la promulgation du décret d’application de la loi dite « Morin » (en référence à l’ancien ministre français de la Défense), Me Teissonnière a précisé que ces dossiers concernent des personnes qui étaient sur les sites nucléaires au moment où les tirs avaient eu lieu et que « toutes les conditions de présomption d’imputabilité y étaient remplies ».

Publié dans :
essais nucléaires
http://www.elmoudjahid.com/fr/flash-actu/5310






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MessageSujet: Re: Essais nucléaire français en Algérie    Mar 12 Juil - 23:17

Essais nucléaires de Reggane

Le 13 février 1960 en Algérie, à 7 h 04, à 40 km au sud de Reggane, avait lieu le premier tir nucléaire français, la bombe atomique française ou bombe A. Hamoudia a été le point zéro de l’explosion.

Cette bombe avait atteint une puissance de feu nucléaire estimée à trois fois la puissance de la bombe larguée sur Hiroshima ! La France entrait dans le club des puissances nucléaires militaires, saluée par un « Hourra ! » du général de Gaulle et un titre à la une du journal Le Monde. Malgré le moratoire décidé en 1958 par les USA, l’ex-URSS et la Grande-Bretagne interdisant les essais nucléaires atmosphériques, la France déclenche sa première série d’essais atmosphériques en Algérie, utilisant des bombes au plutonium et à l’uranium.
D’autres explosions aériennes ont suivi au même endroit, le 1er avril 1960, le 27 décembre 1960 et le 25 avril 1961. Lors de ce dernier tir, la bombe n’explosa pas conformément aux directives. 195 soldats furent irradiés dont une dizaine mourront contaminés. A partir du 7 novembre 1961, les autorités françaises décidèrent d’effectuer les futurs tirs atomiques dans des galeries souterraines creusées dans les montagnes du désert, au Hoggar, notamment à In Eker à 150 km au nord de Tamanrasset, dans le sud-ouest algérien.
L’objectif étant d’éviter toute contamination de l’environnement car toute « la poussière dégagée au cours de l’explosion ainsi que les gaz radioactifs étaient ainsi confinés dans le cône d’éboulis formé à l’intérieur de la chambre après l’explosion et devaient se fixer dans les roches, du moins en théorie ». Cependant, le succès attendu fut un autre échec, lors du second tir, le 1er mai 1962, l’explosion souterraine provoquant l’écroulement de la montagne libérant un nuage radioactif dans l’atmosphère. Celui-ci atteignit 2.600 m d’altitude et fut suivi sur une distance d’au moins 600 km. Parmi les victimes, 17 sont répertoriées et sont mortes de leucémie.
Le tir suivant, le 18 mars 1963, libère également de la radioactivité dans l’air. Ces opérations étant secrètes, aucun avertissement n’a été donné à la population locale pour se prémunir des effets de la radioactivité. Au contraire, selon des nombreux témoignages, ces militaires ont poussé la barbarie à l’extrême en exposant 150 prisonniers algériens, des résistants pour la plupart, à environ un km de l’épicentre. L’objectif « scientifique » étant de voir les effets des radiations sur ces cobayes humains. Les militaires français ont toujours nié ce fait.
DES ALGÉRIENS COMME COBAYES Les effets des essais nucléaires, atmosphériques à Reggane et souterrains à Tamanrasset, continuent à se faire ressentir avec des pathologies caractéristiques des radiations. Bien que les décédés n’aient pas été recensés car considérés morts de mort naturelle à l’époque faute d’encadrement sanitaire, les maladies sont évidentes même chez les animaux.
Ainsi, comme démontré par de nombreuses études, les populations de Reggane et de In Ekker à Tamanrasset souffrent encore des effets de ces essais qui ont coûté la vie à des milliers de personnes et engendré des maladies graves, les cancers notamment et les leucémies dépassent de manière sensible la moyenne dans la région où l’on constate également des cas de malformations chez les nouveau-nés et une baisse de fertilité des personnes. M. Chennafi est l’une de ces victimes.
Un jour, il fut enlevé avec cinq de ses amis à Staouéli (Alger) pour être déportés à Reggane où ils devaient travailler jour et nuit pour préparer les installations de la bombe nucléaire. Le jour « J », il est placé ainsi que d’autres de ses compatriotes à quelques kilomètres du lieu de l’explosion. La lumière dégagée par l’explosion lui brûla les yeux. Plusieurs militaires et médecins français ont confirmé l’utilisation par l’armée française d’habitants de la région ou de Ghardaïa afin de “tester l’effet des radiations” sur eux.
Ces derniers ont été placés dans les lieux servant de théâtre des opérations sans protection aucune. Les survivants n’ont bénéficié d’aucun traitement contre les radiations nucléaires par la suite. Ainsi, des milliers de travailleurs algériens et un groupe d’appelés français ont été exposés sciemment aux explosions sans protection alors que des personnalités présentes ont bénéficié de combinaisons et de masque anti-gaz. Selon les données, 24 000 civils et militaires ont été utilisés dans ces explosions sans compter la population de la région. Les effets dévastateurs de ces essais consistent dans la radioactivité et la pollution qui a ravagé tout l’écosystème de la région et même des pays voisins.
Il est reconnu que les essais atmosphériques se sont avérés très polluants en irradiant le sol algérien tout en causant un grave préjudice écologique dont témoignent encore les roches noires et les terres brûlées. Car les bombes fabriquées avec du plutonium, connu pour être plus toxique que l’uranium, sont un véritable poison pour l’environnement et les humains. La radioactivité du plutonium utilisé mettra 24 000 ans pour voir ses effets diminuer de moitié, selon les chercheurs.
Quarante-huit ans après les essais, la persistance de la menace radioactive pèse toujours sur une large portion du territoire algérien surtout que la puissance des vents sahariens a dû disperser les éléments radioactifs sur une très grande surface.
De novembre 1961 à février 1966, la France a effectué treize tirs en galerie dont quatre n’ont pas été totalement contenus ou confinés. En 1966, la France abandonna ses expériences au Sahara, selon les accords d’Evian.






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MessageSujet: 11 refus sur 12 décisions: Les victimes des essais nucléaires français flouées    Jeu 14 Juil - 20:25

11 refus sur 12 décisions: Les victimes des essais nucléaires français flouées
par Salah C.
c'est vraiment du foutage de gueule c'est quoi ce délire 11refus sur 12 vous allez payer messieurs la vie ne vaut rien pour vous profiter de la vie c'est dégueulasses
Citation :
L'association des vétérans des essais nucléaires (Aven) basée à Lyon, vient de s'élever énergiquement contre les premiers résultats de la commission d'indemnisation (Civen), rendus publics par le ministère français de la Défense. La Civen a ainsi rendu 12 décisions, dont 11 refus et une seule acceptation. L'association note que parmi les décisions traitées par la commission, ne figure aucun Algérien et aucun Polynésien. L'Aven relève plusieurs cas de refus, tel celui d'une veuve dont le mari était pourtant reconnu par le ministère de la Défense nationale comme décédé des suites d'une irradiation. Ce rejet est argumenté par le fait que la maladie mortelle ayant entraîné le décès de ce vétéran n'est pas listée nominativement par la loi. Il en est de même pour cet ex appelé du contingent, lui aussi reconnu comme malade suite aux irradiations qu'il a subies. La Civen, pour sa part, estime que le taux d'irradiation «est négligeable». Les mêmes raisons sont évoquées pour les autres cas de refus par la commission qui se base sur un calcul «savant» selon l'Aven, permettant d'établir une dosimétrie dite d'ambiance, occultant de fait toutes les victimes de contamination, ce qui va à contre sens du débat autour de la loi de janvier 2010 et au cours duquel la notion de seuil a été rejetée majoritairement.

Ceci étant, l'Aven compte introduire une recours auprès du tribunal administratif sur ces refus, en considérant que les dossiers déposés à la Civen remplissaient l'ensemble des critères tels que définis par la loi Morin et le décret d'application. A titre comparatif, l'Aven rappelle que si cette règle a été appliquée pour les victimes de l'amiante, personne n'aurait été indemnisé. Il est noté dans le même document, qu'en Polynésie et devant la recrudescence des cas de cancer, la Caisse de prévoyance sociale, incapable de faire face aux dépenses que cela induit, a décidé de porter plainte contre l'Etat français. L'association fait une lecture de ce recul de l'Etat français, en estimant que «cela était prévisible au vu de la politique de l'autruche de l'Etat français, depuis 50 ans et qui revient en boomerang». Pour l'Aven, en l'absence d'étude épidémiologique et de suivi médical après les essais nucléaires, l'Etat ne pouvait pas, par conséquent, faire le distinguo entre les pathologies dues aux contaminations des essais et les autres. Pourtant l'Etat français avait toujours soutenu que les conditions à remplir pour bénéficier d'une indemnisation des essais nucléaires français ne sont pas discriminatoires. L'ambassadeur de France en Algérie, questionné à maintes fois sur ce dossier, avait indiqué que la loi française du 5 janvier 2010, sur les indemnisations des victimes des essais nucléaires français, en Algérie et en Polynésie, n'est pas discriminatoire, estimant que les Algériens sont traités comme les Polynésiens. «La loi de janvier 2010 reconnaît les mêmes droits aux victimes de ces essais», a-t-il dit, précisant que pour être indemnisé il faut justifier de sa présence dans des zones géographiques déterminées et à certaines périodes déterminées et être atteint d'un des dix-huit cancers causés par la radioactivité. M. Driencourt a ajouté que l'indemnisation était possible pour les victimes directes mais également pour leurs ayants droit (les veuves et les enfants des victimes, aujourd'hui décédées).

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MessageSujet: Re: Essais nucléaire français en Algérie    Jeu 14 Juil - 22:01

et bien il fond tout pour ennuyer les Algeriens mais nous vaincront quoi qu'il fasse k527mdft1g






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fred
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MessageSujet: Re: Essais nucléaire français en Algérie    Dim 17 Juil - 15:25

c'est vrai la que c'est une honte pour la France Embarassed d'avoir fait des essais nucléaire en Algérie mais je crois j'ai vue un reportage
sur la chaîne histoire que la France est en procès pour cela Question







Invité, bienvenue sur le forum.
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MessageSujet: Re: Essais nucléaire français en Algérie    Dim 17 Juil - 15:42

ouf: cela va être long très long mais pour l'instant les gens qui ont été exposée meurt encore que cela soit Français ou Algérien






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MessageSujet: Re: Essais nucléaire français en Algérie    Dim 17 Juil - 15:52

Les essais nucléaires au Sahara entre les mains de la justice française

par H. Barti, Le Quotidien d'Oran, 24 février 2007

.
Citation :
Deux procès en appel, d’une importance capitale pour les vétérans des essais nucléaires français dans le Sahara algérien et en Polynésie, s’ouvrent en France, les 2 et 9 mars prochains, respectivement au Tribunal de Rennes et celui d’Orléans.

Ces audiences devront être suivies avec beaucoup d’intérêt par la presse, grâce notamment à «l’impact médiatique très fort» qu’a eu en France le colloque international d’Alger sur les conséquences des essais nucléaires, a confié au Quotidien d’Oran, M. Michel Verger, vice-président de l’association des vétérans des essais nucléaires (AVEN).

Les quatre victimes concernées par ces deux procès en appel seront représentées par Me Jean-Paul Teissonière, un avocat qui jouit d’une grande renommée en France.

La première audience traitera, selon M. Michel Verger, trois jugements en appel des cas de Michel Cariou, Veuve Le Bot et André Dayot. Des cas qualifiés par M. Verger de «très intéressants», notamment celui de Michel Cariou, ancien militaire français, détaché en Polynésie. L’intérêt de ce cas réside dans le fait que M. Cariou, qui était employé au sein d’un centre d’analyse biologique relevant de l’armée française, dispose de relevés sanguins prouvant qu’il a bel et bien été irradié lors de son service, affirme M. Verger. Si la justice confirme la responsabilité de l’armée française, «ce procès constituera un véritable tournant dans la jurisprudence», indique le vice-président de AVEN. Quant à la deuxième audience en appel, elle concerne, selon la même source, le cas de M. André Mézières, ancien militaire français, qui défend son droit à l’indemnisation après avoir été irradié à Reggane dans le Sahara algérien. Un précédant jugement rendu par le Tribunal de Tour avait donné gain de cause à M. Mézières en lui accordant une pension de 70 % avant que le ministère de la Défense français ne fasse appel. Dans ce premier jugement, le Tribunal s’est appuyé sur le principe que ce n’est pas à la victime d’apporter la preuve qu’il a été irradié, mais c’est à l’armée d’apporter le preuve qu’il ne l’a jamais été, a souligné M. Michel Verger. Selon le vice-président de AVEN, sur les 3.000 adhérents de l’association, 90 % déclarent être malades à cause des essais nucléaires auxquels ils ont été exposés. Sur 17.000 vétérans des essais nucléaires français, questionnés par l’association, 34 % sont atteints de cancer, alors que la moyenne nationale pour des personnes de même âge ne dépasse pas les 17 %, a-t-il soutenu.

Pour rappel, le président de l’Association algérienne des victimes des essais nucléaires français au Sahara, Mohammed Abdelhak Bendjebbar, avait annoncé, en marge du colloque d’Alger sur les essais nucléaires français au Sahara dans les années 1960, son intention de s’adresser à la Cour internationale de justice (CIJ) pour obtenir réparation. M. Bendjebbar, qui n’a pas donné de date pour le dépôt de cette plainte, avait estimé à 30.000 le nombre des victimes algériennes de ces essais nucléaires. Selon des chercheurs algériens, 17 essais nucléaires, au total, ont été menés par la France au Sahara, entre 1960 et le retrait définitif de l’armée française de cette région en 1967.

Treize essais ont été faits à In Eker (Tamanrasset) et quatre à Reggane (Adrar).
Le ministre des Moudjahidine, Mohammed Chérif Abbès, avait déclaré, à l’ouverture du colloque, qu’il «est du devoir de l’Etat français de reconnaître sa responsabilité quant aux conséquences néfastes engendrées par ses essais nucléaires effectués dans le Sahara algérien et qui ont causé des dommages aux êtres vivants et à l’environnement dans cette région». Cet appel a été relayé par des victimes françaises de ces essais nucléaires, présentes au colloque.

Par ailleurs, la levée du sceau de la confidentialité sur les archives des Essais nucléaires et l’indemnisation des victimes militaires et civiles, avaient été au centre des recommandations adoptées lors de la clôture de ce colloque international. Les participants avaient également plaidé pour «la création d’un front des pays ayant subi ces essais dévastateurs», ajoutant qu»’il est du devoir du mouvement associatif à travers le monde d’unifier ses efforts pour amener les pays responsables à admettre leur responsabilité dans ces crimes perpétrés contre l’humanité». La décontamination des sites ayant abrité les essais nucléaires, notamment les sites d’In Eker et Reggane, dont le rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) de 2001, avait mis en exergue une forte radioactivité, a été également retenue parmi les recommandations.
Pour un «fonds d’indemnisation» des victimes algériennes et polynésiennes

par S. Raouf (Paris), Le Quotidien d'Oran, 24 février 2007

Tenue en haleine par la présidentielle pour laquelle sa chef de file est candidate, le PCF fait rappeler la France au souvenir de son passé nucléaire en Algérie et en Polynésie. Avant le baisser de rideau de la vie parlementaire pour cause de campagne, le groupe communiste au Sénat s’est empressé de remettre cette page au menu des débats.

Le groupe PCF a proposé la création d’un «Fonds d’indemnisation» au profit des victimes des essais nucléaires français en Algérie et dans les départements d’Outre-mer. Un projet de loi dans ce sens vient d’être initié.

Daté du 12 février 2007, il a été distribué, lundi, auprès des sénateurs. Vingt-trois membres du groupe sénatorial communiste ont déjà apposé leurs signatures au bas du texte et de l’exposé des motifs. Outil législatif à but de réparation, il vise une «réparation intégrale des préjudices» causés par les activités nucléaires dans le sud algérien et en Polynésie.

Auteur du projet de loi, Luc Hélène, sénatrice du Val-de-Marne et vice-présidente de la Commission sénatoriale des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, rappelle que les effets des essais nucléaires avaient touché un large éventail de personnes. S’y trouvent d’»anciens militaires (français, les salariés du Commissariat à l’énergie atomique et des entreprises métropolitaines», les français de Polynésie et les «populations algériennes alors présentes aux alentours des sites des essais».

Aucun éclairage n’était disponible, hier, sur les bénéficiaires du projet d’indemnisation. Dans son exposé des motifs, la sénatrice du Val-de-Marne évalue à de «nombreuses personnes» les participants aux essais et ceux qui se trouvaient à proximité des sites nucléarisés. En France, à l’initiative d’anciens militaires et de civils souffrant de pathologie, plusieurs associations ont vu le jour à l’appui de revendications d’indemnisation.

A l’heure actuelle, le système en vigueur en France «rend complexe et aléatoire toute prise en charge de ces pathologies sous forme d’indemnisation ou de pension». D’où l’idée de cette proposition de loi, plaide Luc Hélène, la même qui, en octobre dernier, avait initié une autre proposition de loi pour la «reconnaissance» par le gouvernement français de «la répression» de la manifestation du 17 octobre 1961.

Selon les estimations les plus concordantes de la presse française, Paris a réalisé treize essais nucléaires dans le Sahara Algérien. Inaugurés au printemps 1961 en pleine rébellion du «quarteron de généraux» contre le général de Gaulle, les essais se sont poursuivis des années après l’indépendance.

L’essai le plus «redoutable» s’est déroulé le 25 avril 1961 à quelques bornes de Reggane (sud-ouest, actuelle wilaya d’Adrar). Premier titre de presse à lever le voile sur un chapitre encore soumis au «secret défense», Le Nouvel observateur l’avait qualifié, dans un dossier publié dans son édition du 5 février 1998, d’»essai le plus mystérieux de l’histoire nucléaire française». 195 militaires français de la 13e brigade mécanisée ramenés, pour la plupart, d’Allemagne y avaient pris part dans le cadre d’une opération des plus secrètes baptisées sous le nom de code de «Gerboise verte».

Révélé par les médias peu de temps après, l’essai a fini par confirmer publiquement que la France se livrait à une activité nucléaire dans le Sahara algérien. Officiellement, cette activité avait cessé au milieu des années soixante avec le départ des derniers militaires français du pays.

Quelque trois mois auparavant, le 23 octobre 1997, le même Nouvel observateur avait publié une information selon laquelle la France continuait à disposer, jusqu’en 1978, d’une base chimique au Sahara. Interrogé par l’hebdomadaire, Pierre Mesmer, ministre des armées de 1960 à 1969, avait «confirmé» l’info de l’Obs. Ouvert en 1935, le site, dit «B2-Namous», avait continué à servir après l’indépendance dans le cadre d’accords secrets conclus en 1962, 1967 et 1972.

L’information avait nourri une multitude de réactions tant en France qu’en Algérie - certaines suscitant l’émoi -. Le «fabusien» Alain Richard, alors ministre de la défense du gouvernement socialiste de Jospin, avait, lui aussi, confirmé le déroulement des essais durant la période évoquée.

Il s’agissait d’entraînements destinés «uniquement» à «prémunir» les militaires français contre des «agressions d’adversaires utilisant l’armement chimique», avait-il dit à l’époque. Et le ministre de souligner que Paris ne s’était livrée «à aucune activité relative aux armements chimiques qui soit illégitime ou interdite juridiquement ou moralement» par le protocole de Genève (1925).

L’info du «Nouvel obs» avait provoqué un début de polémique. Ahmed Attaf, alors ministre des Affaires étrangères et porte-parole du gouvernement, avait réfuté l’idée d’essais chimiques, parlant d’»opérations de décontamination». Ces activités «devaient toutefois être abrégées sur incitation du défunt président Boumediène auprès des autorités françaises». Cinq mois avant l’info de l’hebdomadaire parisien, le gouvernement algérien avait reçu des autorités françaises l’assurance qu’aucune activité n’avait été reconduite après l’arrêt officiel des essais en 1967, selon les précisions de Attaf à la presse.

A Pierre Messmer qui renvoyait l’existence de «B2-Namous» à une annexe secrète des accords d’Evian, Redha Malek et le défunt M’Hamed Yazid avaient rétorqué par un démenti. «A Evian, il n’y a pas eu d’annexes secrètes sur une base chimique», avaient-ils assuré. Chef de l’exécutif entre septembre 1962 et juin 1965, Ahmed Ben Bella avait affirmé qu’il n’avait «jamais été au courant» de la réalité de la base. «Jamais, je n’ai accepté cela, jamais je n’ai eu connaissance d’expériences qui se faisaient sur le plan chimique», avait-il précisé sur les ondes d’Europe 1 au lendemain de la publication de l’info du Nouvel Observateur.







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MessageSujet: Re: Essais nucléaire français en Algérie    Dim 17 Juil - 15:54

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MessageSujet: Re: Essais nucléaire français en Algérie    Dim 28 Aoû - 21:21

La décontamination des sites algériens est à l'étude

50 ans après les premiers essais nucléaires français dans le Sahara algérien, les associations ne se contentent plus d'une indemnisation des victimes.
[quote]Une loi d'indemnisation des victimes "insuffisante", une décontamination des sites "inexistante": 50 ans après le premier essai nucléaire français dans le Sahara, la société civile algérienne dénonce ses conséquences que des experts franco-algériens tentent de cerner. "Nous rejetons l'indemnisation, insuffisante, prévue par la loi française du 22 décembre 2009 car ce n'est pas avec quelques sous qu'on va régler un problème qui affecte plusieurs générations", dit à l'AFP Abderahmane Leksassi, vivant à Reggane et vice-président de l'association du 13 février 1960.



"Toute la région a été exposée aux radiations"



Ce jour-là, la première bombe atomique française explosait à 7h04 locales près de Reggane dans le grand sud algérien, à quelque 1.700 km d'Alger au cours de l'opération Gerboise bleue. Trois autres essais nucléaires atmosphériques suivront, avant que le site ne soit déplacé plus au sud près de Tamanrasset, où 14 autres essais souterrains seront réalisés. "Il est difficile d'estimer le nombre exact de victimes de ces essais nucléaires, car toute la région a été exposée aux radiations qui persistent et il n'y a eu aucun dépistage", affirme Abderahmane Leksassi.



"Inconscients du danger"



"La région comptait entre 16 et 20.000 habitants, et on n'a tenu aucun compte des nomades qui traversaient la région", souligne de son côté pour l'AFP Mohammed Bendjebbar, qui dirige l'Association algérienne des victimes des essais nucléaires (AAVEN). "Inconscients du danger", ces nomades "ont ramassé tout ce qui pouvait leur être utile: des déchets métalliques hautement radioactifs, tel que bidons, fûts et autres objets laissés par les Français", ajoute Mohammed Bendjebbar qui vit aujourd'hui à Oran, dans l'Ouest de l'Algérie. "Aucune décontamination sérieuse n'a été effectuée par la France" et dans certaines zones près de Reggane, "la radioactivité ambiante est aujourd'hui de 22 fois supérieure aux normes internationales", affirme-t-il encore.
Les lieux du pas de tir du premier essai sont toujours strictement contrôlés, des barrières interdisant le périmètre à des dizaines de kilomètres à la ronde, selon des habitants. Pour Abderahmane Leksassi, la population subit encore les séquelles de ces essais. Il cite des cas de cancer ou de malformations chez les nouveaux-nés à Reggane, dans "un environnement contaminé".



Problème de la décontamination



Ces conséquences sont au centre des travaux d'un comité conjoint franco-algérien mis en place après la visite en 2007 du président Nicolas Sarkozy en Algérie, a-t-on indiqué de source diplomatique française. Chargé de réaliser une expertise des sites nucléaires avec la collecte de données et d'études, ce comité d'experts doit faire un état des lieux quant à la dangerosité des sites et parvenir à un diagnostic.
Ce groupe technique, dont les travaux sont confidentiels, travaille depuis un an "dans une bonne entente" et a "déjà bien avancé", a-t-on affirmé de même source. Le ministre algérien des Affaires étrangères Mourad Medelci a souhaité de son côté le 19 janvier que ce groupe de travail conjoint puisse "réaliser des avancées" avant la visite à Alger de son homologue français Bernard Kouchner "dans les semaines à venir". "Le problème n'est pas seulement celui de l'indemnisation mais aussi de la décontamination", avait-il auparavant insisté.
"Nous voulons surtout connaître la vérité et que les habitants de la région bénéficient d'examen médicaux approfondis", exige Abderahman Leksassi, qui prône "la construction d'un hôpital spécialisé dans le traitement des maladies provoquées par les radiations et de stations d'épurations d'eau".

(Pierre-Yves JULIEN - AFP)[quote]

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100207.OBS6126/la-decontamination-des-sites-algeriens-est-a-l-etude.html






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MessageSujet: Re: Essais nucléaire français en Algérie    Jeu 15 Sep - 9:53

L’expert international Bruno Barrieu écarte le fait que l’Algérie soit affectée par l’accident nucléaire français et indique
Le Plutonium utilisé dans les 17 bombes dans le Sahara algérien a été fabriqué dans les centrales de Marcoule
Citation :

L’expert international, auteur de plusieurs livres sur les effets de essais nucléaires français et un des fondateur de l’observatoire d’armements en France, Bruno Barrieu a écarté le fait que « le récent accident nucléaire français affecte l’Algérie, indiquant que les centrales nucléaires qui ont produit le plutonium utilisé dans les 17 bombes nucléaires qui ont explosé à Reggane et Ain Ekker à Tamanrasset se trouvent dans la région de Marcoule ou l’accident a eu lieu.

L’expert qui se trouve actuellement à Haiti en qualité de délégué du gouvernement polynésien pour enquêter sur les effets des essais nucléaires français a considéré dans sa réponse à une question sur les possibles effets de l’accident nucléaires du sud de la France sur l’Algérie que « l’Algérie est à l’abri de tout danger, si j’en crois les informations qui indiquent qu’aucune émission de radiations n’a été enregistrée en dehors de l’installation « Centraco » dans la région de Marcoule. Il demandé à ce que les leçons soient tirées de cet accident et à la nécessité de renforcer le contrôle des installations de la région de Marcoule, ou se trouvent les plus trois plus anciennes centrale en France depuis le début des années cinquante, qui produisaient le plutonium utilisé dans les 4 bombes nucléaires à l’air libre qui ont explosé à Reggane et 13 bombes nucléaires soutenrraines à Djebel Tin Afla à Ain Ekker à Tamanrasset. Il a indiqué dans ce contexte que « la région du Rhône comprend 14 centrales nucléaires, sans compter le centre de maintenance nucléaires en Ardèche, et l’activité du port militaire de Toulon ou se trouvent les sous marins nucléaires armés de têtes nucléaires, en cas d’accident nucléaire dans n’importe quelle installation citée les répercussions seront désastreuses pour les habitants et l’environnement aussi bien dans le bassin du Rhône et en méditerranée, les vents-le mistral- qui soufflent du nord vers le sud arriveront rapidement vers le nord de l’Algérie qui sera assurément affecté par les radiations ».L’expert a indiqué que le centre « Centraco » ou a eu lieu l’accident a été réalisé spécialement pour la fonte des tonnes de matériel ferreux et réduite le taux de radiations après le démantèlement des trois centrales nucléaires dans la région de Marcoule en plus des neuf autres centrales électronucléaires en France. Barrieu a dans ce contexte appelé à la nécessité de penser à l’après nucléaire et à la manière de gérer la fin des installations nucléaires lorsque les pays leaders de l’industrie nucléaire décideront d’abandonner le « tout nucléaire ».
http://fr.elkhabar.com/?Le-Plutonium-utilise-dans-les-17







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MessageSujet: Re: Essais nucléaire français en Algérie    Ven 10 Fév - 12:28

secret defense,

DISSUASION . ============ . 13 fevrier 1960 Au ceur du SAHARA ALGERIEN Première explosion atomique aérienne . ====================== . La base de la doctrine française est la volonté de conférer à l’arme nucléaire un rôle fondamentalement politique. Il s’agit « d’empêcher la guerre » : l’arme nucléaire ne saurait être un moyen de coercition ou une « arme d’emploi », c’est-à-dire une arme utilisable au même titre que les autres. Mais il s’agit également de pouvoir affirmer, sur la scène internationale, que la France ne dépend d’aucune autre puissance pour ce qui est de sa survie. .====================== . suite des tags: investigation canal + émission militaire capitaine sous marinier politique marine nationale journalisme journaliste journalistes chirac ségolène royal nicolas sarkozy président présidentiable segolene ségo sego sarco sarko politiciens société indépendance énergie conduire élections diriger dirigeants extrèmes dictateurs paix démocratie république républicain 14 juin 1963 life vie marche bottes défilé redoutable essais nucléaires oued kabyle kabylie alger algerie tunis tunisie maghreb atlas maroc oujda casa casablanca rabat agadir oran lybie tripoli égypte afrique du nord armée algérienne dictateur hitler invasion envahisseur résistance résistant moulin franco francophone francophonie islam islamique musulman musulmane ben laden mohamed allah terroriste mosquée coran bible religion sarko sarkozy indépendance ensemble wala orient couscous oriental racaille ordre jeu game guerre froide fis gia constantine tranquille recette merde armée française army navy free indépendance



Barils de matières radioactives en plein air à Reggane ..



Le 1er mai 1962, la france effectue un essai nucléaire souterrain dans le Sahara algérien. Manque de pot, la montagne explose (!) et contamine gravement le personnel civil et militaire. Le futur premier ministre pierre Messmer (à l'époque ministre de l'armée) et présent lors de l'essai, se carapatera tant bien que mal jusqu'à sa voiture et aura lui aussi droit à sa part de radiations. Un nombre important de militaires sont aujourd'hui sérieusement touchés par des maux reliés aux radiations suite à l' essai raté.































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MessageSujet: La première bombe, le 13 février 1960   Mar 14 Fév - 11:57

Essais nucléaires français en Algérie

Le 13 février 1960, la France faisait exploser sa première bombe atomique, Gerboise bleue, à Reggane.

Citation :
Pour que vérité et justice soient rendues à toutes les victimes des essais nucléaires, il est légitime et indispensable de s’interroger sur les raisons de la persistance de ce discours officiel français vantant leur quasi-innocuité. S’agit-il encore de couvrir quelques anciens dirigeants, politiques, civils ou militaires, qui portent la responsabilité d’avoir exposé sciemment aux risques de contamination radioactive leur personnel et les populations vivant dans l’environnement des zones d’essais au Sahara et en Polynésie ? S’agit-il de défendre des institutions – CEA, service de protection radiologique des armées, service historique de la défense… – qui, encore aujourd’hui, gardent la maîtrise de l’information et des archives des essais nucléaires ?

La «raison d’Etat qui a présidé au développement de l’arsenal nucléaire français justifie-t-elle qu’on nie des évidences admises et connues depuis des décennies et qu’on traite avec mépris les victimes des essais nucléaires ?», s’interroge l’équipe de Damoclès, la lettre de l’Observatoire des armements (CDPRC), dans son dernier numéro.
Signalons que l’Observatoire des armements a été créé en 1984 à Lyon, par Bruno Barrillot, Patrice Bouveret et Jean-Luc Thierry sous le nom de Centre de documentation et de recherche sur la paix et les conflits, l’Observatoire des armements (CDRPC).
Le 17 janvier 2002, deux députés – Marie-Hélène Aubert et Michèle Rivasi – déposaient une première proposition de loi. Il aura fallu six ans – et 17 autres propositions –, pour que le gouvernement français accepte qu’une loi soit adoptée : la loi Morin.

Plus d’un an après l’entrée en vigueur de cette loi, seules deux personnes ont pu bénéficier d’une indemnisation ! Sans compter que les questions environnementales ne sont pas prises en compte par la loi Morin. Dans un communiqué transmis à notre rédaction, l’Observatoire des armements se joint à Moruroa e tatou, aux associations et aux victimes algériennes des essais nucléaires français pour «partager leur tristesse et leur revendication commune pour la vérité et la justice sur ces expériences qui ont porté de si graves atteintes tant à leur santé qu’à leur environnement». L’association Moruroa e tatou rappelle : «Il y a deux ans, des membres de Moruroa e tatou ont pu échanger avec les représentants de l’association 13 Février 1960 de Reggane à l’occasion de déplacements à Alger et ils ont visité les anciens sites d’essais français au Sahara.

L’inquiétude est grande pour les conséquences sanitaires des 4 bombes aériennes qui ont explosé en 1960 et 1961 à quelque 40 km de leur petite oasis : les habitants n’avaient ni abris ni blockhaus pour se protéger, pas plus d’ailleurs, que les soldats français de la base de soutien aux essais nucléaires. Ils n’avaient que leurs bras pour protéger leurs yeux et que leurs seuls vêtements en guise de tenue de protection contre les radiations.»
Dans ce même numéro de Damoclès, à noter l’article de Bruno Barrillot (cofondateur de l’Observatoire des armements /CDPRC), «Essais nucléaires au Sahara : des cobayes humains ?» que nous reproduisons dans son intégralité
http://www.elwatan.com//actualite/la-premiere-bombe-le-13-fevrier-1960-14-02-2012-158978_109.php
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MessageSujet: Le scandale des essais nucléaires    Ven 17 Fév - 17:06

Le scandale des essais nucléaires continue






Alors que l’Organisaiton nationale des moudjahidine vient de sortir de son long silence évoquant, dimanche dernier, 30 000 victimes des essais nucléaires français dans notre Sahara (1960-1968), les habitants des régions irradiées à In Ekker continuent, cinquante après, de souffrir des retombées de ces catastrophes humaines et écologiques. Un drame que ni l’Algérie ni la France ne semblent vouloir affronter. Reportage.


Cinquante ans après l’expérimentation des essais nucléaires français d’In Ekker, la région porte toujours de sérieuses séquelles sanitaires et écologiques, et plus cruellement le poids de l’indifférence des responsables français et algériens. Les expériences nucléaires, accomplies dans le sud du pays entre 1960 et 1968, continuent de noircir l’air dans la capitale de l’Ahaggar, en particulier à Aïn M’guel. Dans cette bourgade située à 200 km du chef-lieu de la wilaya, le dossier des essais nucléaires français demeure classé «secret défense». Par ignorance, les habitants en parlent vaguement.

Quant aux autorités locales, elles confirment une fois de plus la sensibilité du dossier. Elles tentent tant bien que mal d’empêcher les journalistes d’accéder au site. Sur place, l’état des lieux «justifie» les craintes des responsables de la wilaya. Site abandonné, sans cadrage ni surveillance. Quant aux barbelés installés en guise de clôture pour la montagne de Tan Affela, lieu de l’explosion, sur un périmètre de 40 km, on ne trouve plus leurs traces, si ce n’est quelques barres de fer jetées ici et là. A l’instar d’In Ekker, à Aïn M’guel les populations souffrent également de l’abandon des auteurs des essais nucléaires dévastateurs et des autorités locales. Malformation, cancers et fausses couches, pour ne citer que ceux-là, font partie des spécificités des communes périphériques d’In Ekker où pas moins de treize expériences officiellement «reconnues» par les Français ont été réalisées.


«Accident» fatal


1er mai 1962. Le tir «Béryl», quatre fois Hiroshima, fait trembler In Ekker. L’explosion provoque l’éjection de roche fondue hors de la montagne. Deux ministres français, Pierre Messmer, ministre des Armées, et Gaston Palewski, ministre de la Recherche scientifique et des Affaires atomiques, sont présents au moment de l’explosion. L’essai prévu était d’une importance fatale, mais les Français persistent à parler d’«accident». Vérité ou leurre, les ouvriers, dont la plupart algériens, n’échappent tout de même pas aux effets radioactifs. Livrés à eux-mêmes, les habitants de Aïn M’guel, ancienne PLO (Population laborieuse des oasis), selon l’appellation coloniale, continuent de compter leurs malades, leurs mort-nés et handicapés.

Faute d’études épidémiologiques et d’infrastructures sanitaires, des pathologies chroniques telles que les maladies cardiovasculaires, prennent de l’ampleur dans la région dans l’indifférence totale des autorités. «Parfois, les malades eux-mêmes ne connaissent pas leur maladie», témoigne un habitant de la commune. Plusieurs familles de Aïn M’guel à Tamanrasset enterrent quotidiennement leurs morts. «Ma mère, ma sœur et mes deux frères sont décédés d’un cancer et les Français trouvent le moyen de rejeter nos dossiers pour les indemnisations. Quatre cancéreux dans une même famille, ça ne peut être un hasard…», déplore Mohamed Dihkel, issu d’une famille nomade, aujourd’hui installé à Tamanrasset.


Loi vicieuse


Certains décrient le lourd dossier exigé par la loi du 5 janvier 2010, relative à la reconnaissance et à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français au Sahara et en Polynésie française. «La loi française reconnaît seulement 21 maladies radio-induites, alors que les Etats-Unis reconnaissent plus de 45 maladies», avance Ammar Mansouri, chercheur en génie nucléaire. Souffrant de la poliomyélite, Zohra, 28 ans, clouée sur son fauteuil roulant depuis son jeune âge, ne peut espérer percevoir d’indemnisation. «La loi ne reconnaît pas ma maladie, même si mes médecins affirment que la cause de mon état de santé est l’eau de Aïn M’guel, contaminée par les radiations, là où ma famille transhumait», regrette cette diplômée en journalisme au chômage.

Manque de sensibilisation et démantèlement de l’enclos de sécurité de In Ekker – qui n’a toujours pas été réinstallé – permettent l’accès aux nomades qui s’installent des mois durant sur le site abandonné et hautement irradié. «Les gens manquent d’information dans cette région. Certains connaissent Hiroshima et Nagasaki et n’ont pas conscience des effets néfastes des essais radioactifs opérés chez eux ! L’Etat algérien a le devoir d’informer et de sensibiliser les populations locales», dénonce un membre de l’association des victimes des essais nucléaires français, Taourirt. Les nomades ne sont pas seuls à courtiser les lieux. Les «fraudeurs» venant du Mali et du Niger, dont la plupart exploités par des barons algériens, n’hésitent pas à s’introduire à l’intérieur du tunnel de In Ekker pour… piller le cuivre. A ce jour, aucune cartographie des sites des dépôts des déchets radioactifs n’a été fournie par la France afin de situer toutes les zones dangereuses.


L’eau de tous les dangers


Autre conséquence du black-out autour de l’affaire In Ekker : les gens de Aïn M’guel continuent de boire une eau qui, selon les médecins de la région, serait à l’origine de plusieurs maladies. Une eau tirée des puits à ciel ouvert sans avoir jamais fait l’objet d’analyses, en dépit du risque qu’elle présente. Pis encore, l’eau de Aïn M’guel alimentait jusqu’à peu la ville de Tamanrasset, jusqu’à la réalisation du transfert d’eau In Salah-Tamanrasset. En l’absence d’études épidémiologiques et d’études statistiques, le recensement des victimes des essais nucléaires demeure difficile.

D’autant plus que la zone contaminée n’a pas connu de curage, comme l’a toujours certifié l’Etat français. Au train où vont les choses, «les populations feront encore l’objet de contamination permanente provenant des poussières chargées de produits radioactifs transportées par les vents», atteste Ammar Mansouri. Et les conséquences se transmettent de génération en génération, faisant des dégâts incommensurables, rendant la vie des Sahariens dramatique, à l’exemple de celle des Ourzig. Moussa, ancien ouvrier à In EKker, est père de dix enfants dont trois handicapés à 100%. Zainabou, Amoud et Ayoub sont à la merci de 300 DA par mois chacun pour survivre.

Les frais des soins et les couches dépassent largement les revenus de cette modeste famille de touareg, qui a déjà perdu une fille suite à une maladie incurable. Moussa, abattu, portant les traits du désespoir sur son visage ridé, ne cache pas sa déception quant à l’absence de prise en charge des élus de la région. «Les Français font tout pour bloquer nos revendications, mais du côté de l’Algérie, nous n’avons rien vu venir non plus…», soupire-t-il dépité

la suite ici : http://www.elwatan.com//actualite/le-scandale-des-essais-nucleaires-continue-17-02-2012-159338_109.php






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MessageSujet: Victimes des essais nucléaires    Jeu 23 Fév - 20:33

Victimes des essais nucléaires

Le ministère de la défense Français annonce le réexamen de l’ensemble des dossiers d’indemnisation

Citation :

Le ministère de la défense français a indiqué, mercredi, qu’il procèdera à l’examen de toutes les demandes d’indemnisation des victimes des essais nucléaires français, exécutés par la France en 1960 et en 1996.


Le même ministère a exprimé la prédisposition de l’Etat Français à reconnaître les répercussions des essais nucléaires sur la santé des victimes et à prendre ses responsabilités vis-à-vis des victimes. Cette décision intervient suite à la réunion de la commission consultative chargée de suivre les répercussions de ces essais, présidée par le ministre de la défense Gérard Longuet, qui s’est soldée par le renforcement des mesures d’indemnisation des victimes des essais nucléaires. Il est à rappeler, dans ce cadre, que le nombre des victimes des essais nucléaires s’élève à environ 150.000 civils et militaires et à 210 essais effectués par la France dans les années 1960 et 1996 dans le Sahara algérien et en Polynésie. Le ministère de la Défense a expliqué que la liste des maladies dues aux essais nucléaires a été élargie, en vertu du décret du 11 juin 2010. Le même ministère a indiqué que les dossiers d’indemnisation qui ont été rejetés auparavant seront réexaminés, sans que les victimes concernées ne soient obligées de déposer de nouveaux dossiers. Rappelons, également, que la loi du 5 janvier 2010 fixe les conditions et modalités d’indemnisation des essais nucléaires.
http://fr.elkhabar.com/?Le-ministere-de-la-defense,2602






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Essais nucléaire français en Algérie

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